mardi 8 mai 2007
[75] ¤ QUE LA LUMIERE SOIT...
QUE LA LUMIERE SOIT …
Il y a deux ans environ.
Nous sommes en 2005. Plus de lumière dans la cuisine, constat immédiat : le bouton électrique installé par moi en 2000, mal remonté en 2002 par un abruti, a cédé.
Achat à Casto, quand je suis disponible, du même bouton dans son enveloppe plastiquequiprenddelaplaceetenvahilespoubelles.
Dépouillé de son enveloppe, il apparaît idem en surface mais nouvelle formule interne.
Je réfléchis
L’employée de maison : ses promesses… et ses histoires.
: « Ne vous faîtes pas de souci, mon beau-fils viendra vous l’installer, pas ce samedi mais le prochain »
Depuis toujours j’ai appris à me débrouiller seule et là où certains hommes pataugent, je peux souvent trouver une solution.
Mais pour ne pas froisser la dame pétrie de bonnes intentions, j’attends le beau-fils.
J’attends, j’attends…
Aucun écho du beau-fils. Lui ai-je posé quand même question sur ce passage promis. Je ne m’en souviens pas.
Un jour, presque deux ans après la proposition, la dame se décide d’emporter le bouton, son mari François va l’étudier et viendra dans quinze jours, un samedi matin…pour la pose.
La semaine suivante, le bouton réapparaît, le mari ne suit pas… Cette dame m’annonce qu’elle va divorcer, elle ne peut faire autrement étant donné sa situation. Ce serait mal venu de ma part de dire : « Et le bouton ? »
Très vite, le mot divorce n’est plus prononcé.
Peu de temps après, un mardi matin, jour de son passage, c’est par téléphone qu’elle m’annonce qu’elle arrête ses prestations (coûteuses mais peu éloquentes) chez moi, parce que, parce que… « vous acceptez que nous restions amies ? » interroge-t-elle inquiète ?
La véritable raison de son désistement, je la connais, elle aussi mais ignore que je sais.
Je reprends le bouton électrique dont j’ai compris la combinaison. Je vais enfin me l’installer, avant qu’une autre promesse ne me tombe dessus, me bloquant par délicatesse.
Impossible, le mécanisme est cassé…
J’ai des nouvelles de la dame par téléphone, j’écoute ses « histoires » puis, sans agressivité je lui demande pourquoi elle ne m’a pas prévenue de la casse. Elle rugit la dame : « Si c’est ça, je vais vous payer le bouton… » Colère… qui monte, qui monte.
Gentiment, je l’assure que je n’attends pas ce geste, j’aurais aimé seulement qu’elle me prévienne.
Je peux me déplacer à Inno et par hasard, je trouve un bouton électrique apparemment identique. Achat. De retour chez moi, je m’y mets et dans le quart d’heure qui suit, voilà… le bouton est installé, la lumière fuse.
Elle ne sait pas encore la dame.
J’aimerais seulement qu’elle me rapporte les cinq verres en cristal « empruntés » dans mon buffet et aussi ma collection de montres anciennes, 1900, celles des dames en argent et mignonnes, aucune en état de marche.
La plus importante pour moi, celle de mon oncle François C., le nom est inscrit à l’intérieur. Il est décédé de tuberculose à l’âge de 20 ans.
Madame, elles étaient dans le tiroir interne de mon secrétaire, pour y accéder, il fallait vider la case centrale. Vous m’affirmerez qu’elles sont disparues par magie, je pense que vous avez le pouvoir de les faire réapparaître par magie.
Et vous qui lisez ces lignes, si vous découvrez dans les brocantes une montre ancienne à ce nom, pensez à moi. Merci.
Le bon côté de l’histoire : la facture d’électricité est un peu diminuée et comme j’ai appris deux hivers successifs à œuvrer dans la pénombre, je continuerai à faire des économies d’électricité. Je suis seule, les repas plateau devant la télé dans la salle de séjour, sont mon quotidien.
Faut toujours voir le verre à demi-plein.
Le passage de la plupart des employées de maison, là où il n’y a que des personnes âgées, est une véritable catastrophe POUR LES VIEUX et nous n’avons toujours pas de MINISTERE DE LA VIEILLESSE.
Vite, vite Monsieur DEROZIER, votre Observatoire de la maltraitance, sinon je risque de croire que vous devez avoir un lien de parenté avec la dame et ses histoires...
CHARDON de LILLE
lundi 5 mars 2007
[31] ¤ EH OUI... : JE DECOUVRE
EH OUI... : JE DECOUVRE
Posté par gaby le 4/6/2006 18:25:48 (46 lectures)
IL FAUT Y CROIRE
4 Juin 2006
JE DECOUVRE….
Il est 14 h, j’ouvre le mensuel « Le Nord » émanation du Conseil Régional
Je suis éberluée. C’est comme si une réponse immédiate était donnée au message que je viens de lancer sur mon blog ce matin et qui évoque la maltraitance des personnes âgées.
J’apprends qu’un Observatoire Départemental des maltraitances a été créé en 2000 par Monsieur Derozier, Président du Conseil Général du Nord, priorité à l’enfance maltraitée, puis extension en 2004,à toutes formes de maltraitance.
Un coup d’œil sur ma personne
Née de famille modeste, j’ai exercé avec conscience et passion, la profession d’instit, à Lille et Édéa (Cameroun), j’ai terminé à Ozanam en primaire en 58 et entrepris les études d’assistante sociale.
Postes :
- Paris, Prévention Directrice Madame Guichard de Clermont
- Alger en Janvier 63, années difficiles mais le poste offert à une jeune amie et moi-même, ne dépendait pas de la coopération, ce fût un choix de notre part, nous avons été bien acceptées d’emblée.
- Lille : 27 ans en Protection de l’Enfance.
- Fin 64, et pendant des années, j’ai été bénévole au foyer de culture populaire de Marcq en Baroeul
En retraite
- Lancement d'une permanence d’écrivain public bénévole à Marcq Foyer des aînés et à la maison de quartier St Maurice-Pellevoisin.
- Permanente bénévole « Aux Petits Pouces », à Marcq , maison calquée sur la « Maison Verte » de F. Dolto à Paris
- Réception chez moi de nombreux enfants du quartier, élèves au collège allée Gabriel à Marcq
Je ne suis plus qu’une ex à cause de l’état de santé physique mais l’esprit est resté solide
- Le problème de la maltraitance sous toutes ses formes, je le connais bien dans le milieu prolétaire, moins vécu par moi dans les classes privilégiées.
- Je connais aussi le problème de la délinquance, ainsi que celui des femmes battues, ou des hommes « étouffés » Et ça se retrouve dans tous les milieux;
- Les graves dérives des Tutelles Adultes, Alsheimer ou autres, surtout celles exercées par les familles, je connais, j’ai un dossier béton.
- Les brutalités surtout morales, rencontrées par les personnes âgées, de la part de certaines employées de maison ou auxiliaires de vie, je connais.
La formation des travailleurs « Sociaux », est importante, elle devrait être plus développée mais elle ne suffit pas pour faire une bonne auxiliaire de vie, une bonne employée de maison, un bon accompagnateur : des familles en difficulté, des jeunes délinquants, des femmes battues, de toutes les victimes de maltraitance
« Ecoute - Compréhension - Non Jugement - Respect », sont les quatre piliers qui font de la personne consciente et de bonne foi, celle qui pourra vraiment avec la formation et l’expérience, apporter de l’aide valable, surtout pas de l’assistanat, dégradant,
déshumanisant, infantilisant.
Les enfants, les personnes âgées, tous les maltraités qui se taisent, c’est d’abord parce qu‘ils sont sans défense et, quand leur parole est entendue par quelqu’un de malveillant, ils en subissent les retombées douloureuses.
Quand un témoin parle, pour être entendu il doit donner ses coordonnées, il lui est promis qu’il ne sera nullement ennuyé. C’est faux.
En exercice professionnel, je recueillais les témoignages des personnes, écrits relatant des faits détaillés avec précision, je les adressais moi-même aux instances concernées mais je ne donnais jamais d’indications nominatives sur l’origine du témoignage. Parce que là encore, les personnes de bonne volonté qui se mouillaient, n’étaient nullement couvertes par le secret et subissaient les retombées de leur témoignage.
Chez certains responsables, le discours est éloquent, la parole est d’or mais
si « la parole dort » ensuite, sans résultats probants ou négatifs, à qui faire confiance ?
Je compte beaucoup sur cet Observatoire Départemental des Maltraitances, et sur l’action sans relâche de ses partenaires, à quelque niveau qu’ils soient.
Bravo Monsieur Derozier
CHARDON DE LILLE

