mémoire de chardon

attirer l'attention sur ce qu'a réaisé une simple instit, une assistante sociale sans titre au cours de sa vie professionnelle et donner une idée de son point de vue sur la vie et aussi la poli-tique

dimanche 4 mars 2007

[10] ¤ "LES RISQUES DU METIER"

PEDOPHILIE : "LES RISQUES DU METIER "

Posté par gaby le 9/2/2006 11:39:06 (35 lectures)

PEDOPHILIE : "LES RISQUES DU METIER" Posté par gaby le 5/2/2006 12:36:49 (8 lectures)

Ça s’est passé en 99 ou 2000


« LES RISQUES DU METIER »


Marine est une petite fille adorable, qui a toutes les qualités et tous les défauts comme je le lui dis assez régulièrement.

Je promenais Djebelle en compagnie de Mme Duchêne, quand Marine est entrée dans ma vie. Elle avait entre 7 et 8 ans.

Très vite, nous apercevant en compagnie de nos petits chiens, elle descendait précipitamment de son appart, situé dans une autre entrée de la résidence, et était ravie de nous accompagner. Elle m’embrassait, elle adorait caresser Djebelle, oubliait parfois d’embrasser Mme Duchêne et de caresser Douchka et Ursulla, sœur et mère de Djebelle. Un petit coup dans les côtes la ramenait à la réalité.

Seule un jour avec Djebelle, je l’ai vue accourir toute souriante et nous nous sommes assises sur un banc, invisible de la fenêtre de son appart. Alors, sa mère est arrivée. J’ai trouvé ça très bien.

Comment Marine s’est-elle retrouvée dans mon appartement ? Je ne me souviens plus. Elle est très habile et tenace quand elle a décidé quelque chose. Et elle a tellement de charme.

Sauf demande explicite des parents, je ne fais monter aucun enfant dans l’appart.

J’ai toujours eu du temps à consacrer aux enfants. Longtemps ma famille a exprimé le fait que j’avais un don pour les enfants. Je crois que je l’ai aussi pour les animaux. Les adultes et les vieux m’attirent moins mais je peux aussi les entendre, surtout les amis. Je peux aussi prendre en compte certains qui m’ont mené la vie dure et qui se retrouvent écrasés. Je tends toujours la main à ceux là. Ils en sont les premiers étonnés.

Avec Marine, j’irai à la kermesse, je la verrai faire des niches à ses copains à cette occasion. Elle est terriblement futée et habile, comprend tout à demi-mot, aime rire et faire des farces.

Chez moi, elle fera de nombreux dessins, m’apportera de gentils cadeaux, nous ferons de la pâte à sel, interdit dans la cuisine de sa maman, ça salit trop. Elle est pleine d’idées et me fera jouer à toutes sortes de jeux qui enchantent les enfants et d’autres qu’elle invente, elle n’est jamais à court d’idées. Elle est intelligente, ne fait pratiquement rien en classe à part d’horribles fautes d’orthographe, comme ce ne sont que les débuts de l’apprentissage, j’espère qu’elle s’améliorera.

Très vite, elle m’amène ses copines et copains de classe dés son entrée en sixième, au collège, avenue du pont.

C’est pour moi des moments extraordinaires, avec des enfants qui ont besoin de réponses aux questions qu’ils se posent. « on peut tout lui dire » expriment –il à mon sujet. Et j’en entendrai.

Habile au dessin, parfois je croque ces mômes qui partent très fiers avec leur portrait crayonné. Tous s’exprimeront par le dessin, la peinture, la parole. Ils peuvent venir avec Marine ou seuls.

Parfois je hausse le ton lorsque je la rencontre sur la rue, à l’entrée de l’hiver, à la sortie de la résidence « La Marionnette » où sa famille a déménagé. Je lui promets des punitions pires que celles que son père lui inflige, si je la retrouve encore dehors, à ces heures insolites pour une petite fille.

Marine est souvent seule chez elle, ses parents travaillent. Elle a l’obligation d’attendre l’appel de son père à 18 h.. C’est bien difficile quand on est une petite fille de 8-9 ans de se retrouver seule, alors qu’on l’est déjà le midi pour le déjeuner. Et « Oui maman j’ai mangé ce que tu m’avais dit »… C’est pareil que la présence à 18 h


Et je fais connaissance de Bénédicte, même âge, copine de collège. Elle accompagne Marine,
avec les copains, les copines. Elle se fait remarquer par son rire tonitruant, pas assez naturel pour une si petite fille.

Un après-midi, après son passage en compagnie de Marine, je reçois un appel angoissé de celle-ci :
« Ou t’as mis ta carte de téléphone ?
- Comme d’habitude sur le coin du meuble »
« Regarde si elle y est encore ?
- Et non, elle n’y est plus » que je constate
- C’est Bénédicte qui te l’as volée »


Et j’entends Bénédicte qui essaye avec une voix douloureuse de dire
« qu’elle l’a pas volée ».

Je calme Marine, je dis que parfois on ne veut pas vraiment voler et que le mieux c’est de me rapporter ma carte.

Ce jour là j’ai su qui avait subtilisé le porte-clés cadeau, offert par RENAULT à l’achat de la Clio et posé lui aussi sur le coin du meuble auparavant.

Je sais donc que Bénédicte est une enfant en difficulté.

Un soir après l’école, j’attends Marine, et je vois apparaître Bénédicte très satisfaite d’être là. Son visage n’est pas innocent, il exprime une satisfaction poussée au paroxysme. Depuis un moment, elle en fait voir de toutes les couleurs à Marine dont elle est très jalouse. Quand il y a échange de réflexions trop piquantes entre les mômes en ma présence, je clame bien haut « que les filles c’est terrible » et je leur recommande de se débrouiller entre elles, « les filles ça fait trop de chichis ». Aussi jamais Marine ne cherchera à se plaindre des mauvais tours de Bénédicte.

A l’arrivée de Marine, j’exprime à Bénédicte qu’elle doit me laisser seule avec Marine qui a demandé à me voir. Nous avons à parler.

Après m’avoir embrassée, Marine s’assoit à mes côtés sur le canapé, très près de moi, trop près, et aussi, elle me prend la main, la caresse, ce qu’elle n’a jamais fait auparavant Par là Marine exprime à Bénédicte que je suis sa propriété. Je retire la main d’un geste agacé et je vois les yeux de Bénédicte…

Enfin, celle-ci quitte le « territoire » mais je sens bien qu’elle ne digère pas cet instant.


C’est alors que dans les semaines qui suivent je m’aperçois que les enfants ne me rendent plus visite et quand Marine vient, c’est en sortant son petit chien et très vite elle bafouille : « Je ne reste pas » Elle ne s’assoit même pas.

Je mets un certain temps à réaliser.

Je finis par réunir toutes les pièces du puzzle et la vérité éclate en moi le jour de Pâques alors que je ne suis pas encore levée, la réflexion sur la situation s’est imposée à mon esprit dés le réveil.

Je suppute qu’aidés par des informations venant de Bénédicte, les parents ont interdit à leurs enfants de passer chez moi. Je suis une pédophile…Comme j’ai le cerveau qui bouillonne très vite, déjà je me vois embrigadée par des policiers menottes aux poignets, direction Loos, là où on ne fait pas la vie facile à ceux qui s’attaquent aux enfants. Et j’ai la trouille... Je sais combien un enfant peut se laisser acheter pour un caramel ou un peu plus. J’ai tellement connu la jalousie de certaines mères, et là où je demeure « on » se ferait un plaisir d’en rajouter. « Elle reçoit « même » des Nord Africains… Pensez donc !!! »

Je peux heureusement, tout raconter à un ami. Je me calme et j’attends sans rien dire, même pas à Marine qui est bien malheureuse.

Un lundi matin, elle arrive en compagnie d’Elodie. Et sur la table de la salle de séjour, chacune copie sur le cahier de l’autre l’exercice qu’elle n’a pas fait, simplification du travail !!! Comme elles n’ont pas déjeuné, c’est avec un plaisir partagé par moi des yeux, qu’elles dévorent pain, chocolat, et boivent du coca.

Leur présence devenue inhabituelle et la conversation aidant, j’arrive à les guider un peu et je peux enfin formuler : « Qu’il n’est pas besoin que les choses soient dites pour être entendues ». Oh… C’est Elodie… qui répète et elles ont tout compris : « Il n’est pas besoin que les choses soient dites pour être entendues »

Vite, le travail est terminé et je les conduis au collège à deux pas de chez moi.

1er Mai. Le matin vers 9 h, Marine m’apporte avec tellement de gentillesse le muguet acheté par ses soins.
« Et maintenant tu t’habilles et tu viens
– Où çà ?
– T’inquiètes, allez viens mais prends du papier et des pastels, on va faire un concours de dessin »

Nous atterrissons aux HLM près de chez moi, je devrai m’arrêter plusieurs fois sur le chemin d’accès pour embrasser les enfants venus à notre rencontre, des habitués de la « visite à domicile ». Il y a quelques surplus, tel Joan, un beau gosse qui tient à soigner très fort son image de marque, je l’avais repéré avec d’autres à la fête des centres aérés fin Juillet.

Devant les HLM, d’autres enfants sont là et aussi, aux fenêtres et à l’entrée : les mères.

Tout ce monde partage des idées ce jour de 1er Mai. Elles ont peut-être souhaité faire ma connaissance. C’est ainsi que je peux dire quelques mots à certaines sur leur rejeton. La mère d’Elodie est ravie de m’entendre lui annoncer qu’elle a deux filles très belles et que ça doit lui causer bien du souci d’avoir à les protéger des « rapaces »

Et je m’assois sur le bord du trottoir d’en face, la verdure est derrière nous, les mômes qui veulent participer au concours viennent avec papier et crayons et s’installent autour de moi, certains inquiets et je les rassure, d’autres très affranchis. Et tout le monde s’y met. Je choisis d’illustrer Joan qui ne veut pas participer au concours, je veux fixer l’évènement qui nous a bien amusés à notre arrivée. Il a pris des bras de Marine, l’adorable petit chien qui partage sa vie et l’a tenu à bout de bras, c’est alors qu’Oliver l’a copieusement arrosé… Rires. Je crayonne la scène. Et Joan est très fier quand il l’apprend, même s’il joue les « mortifiés ».

Ça y est, le travail est terminé, et nous étalons à même le trottoir les coloriages des enfants. Comme ils sont tous très beaux, tout le monde est déclaré gagnant. C’est dans la joie que la matinée se termine.

C'est l'heure du repas.

Quelques mères viennent me dire au revoir.

Les enfants m’accompagnent à la voiture.


Au cours de la quinzaine suivante, je verrai défiler chez moi, par deux ou trois, tous les enfants que je connais déjà et… d’autres… que je n’ai jamais vus !!!

Cette « RE-CONNAISSANCE » des enfants, tellement vraie, tellement simple, quel baume…

Ils sont par là tellement plus adultes que ceux dont l’âge a déterminé la majorité.


Le mot terrible n’a jamais été prononcé mais tout le monde y a pensé.





CHARDON


Oui, les enfants peuvent dire la vérité, il faut seulement être extrêmement prudent quand on désire connaître cette vérité.

Libres de dire ce qu’ils pensent, quand la confiance est vraiment établie, que l’adulte est profondément honnête, par expérience professionnelle, je peux dire que dans ce domaine de l’abus sexuel de la part des adultes, pédophilie, inceste, 99% des enfants, disent la vérité. Mais bien souvent, ils ne sont pas crus

Cependant, je répète que mis en condition, ou pour être vedette, ou pour un simple caramel, un enfant peut se laisser aller à son imagination. Et la télé en est une très bonne source.



Des innocents payent bien cher les fausses déclarations et rien ne réparera le mal horrible et injuste qui leur a été fait.



                                                     CHARDON de LILLE

Posté par gaby_djebelle à 18:06 - PEDOPHILIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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