mémoire de chardon

attirer l'attention sur ce qu'a réaisé une simple instit, une assistante sociale sans titre au cours de sa vie professionnelle et donner une idée de son point de vue sur la vie et aussi la poli-tique

dimanche 6 mai 2007

[74] ¤ SPASMOPHILES EN DECOMPENSE

SPASMOPHILIE

J’ai pas encore commencé mais j’ai pas fini de vous parler de la SPASMOPHILIE.

C’est pas CONTAGIEUX comme le SIDA hélas et heureusement, et y’a pas beaucoup de SPASMOPHILES EN DECOMPENSE. Parce que, comme pour les tuberculeux à Paris, il faudrait aller jusque sous les ponts leur faire avaler des tas de comprimés. Les SDF, y pourraient contaminer la planète entière, même les riches y passeraient… Pensez donc… sans les riches que deviendraient les pauvres…

Cependant quelqu’un a dit : « Les pauvres y font des chèques sans provisions et les riches, y font des provisions sans chèque ». Ca doit être Geluck, auteur B D « Le chat »

On le suivra pendant des mois le SDF tuberculeux (Entendu à la radio), on lui donnera pas un logement, ça c’est pour le maire de Paris et toutes les autres « grosses huiles »

Et ce sont elles le véritable danger de la planète. Alors on dit en essayant d’être indigné : « Le colonel Machin, le maire de…, le député Untel, même le président de la république, oui, oui, allez, ouste, en examen. » ( plus maintenant, il est protégé par SA loi) C’est vrai que tout le monde peut pas penser comme Dieu et s’intéresser à la petite brebis égarée, faut être réaliste. Ca rapporterait quoi et à qui ?

Vous laissez pas piéger. Faut bien qu’ils aient l’air de citoyens normaux… Mais comme y sortent au moins de l’ENA, anagramme ÂNE et entre âmes et ânes il n’y a qu’un jambage de différence…, ils en sortiront plus blanc que blanc. La lessive, on la trouve pas sur le marché.

Donc, pas de journée mondiale, d’infos, de récolte de fonds pour les spasmophiles qui ne sont que des simulateurs des hystériques, et tout n’est que pithiatisme… Non… Rien que le rejet ironique, méprisant des médecins toutes catégories, qui peuvent par ailleurs être de bons praticiens pour tous les autres patients. Rejet de l’entourage : « Tu nous ennuies, tu as toujours quelque chose ». La chance c’est d’être solitaire et seul.

Alors les Spasmophiles en Décompensé, Français ou autres, S.D.F. pas de la même catégorie et pas contagieux, c’est pas nécessaire de parler d’eux, de chercher à les soulager.

Il vaut bien mieux les laisser mourir tranquillement, comme cette jeune femme de mon quartier,

MERE DE 4 Enfants, S.D.F. depuis SEPT ANS, qui tout en souffrant terriblement n’existait plus, incapable d’aucun des actes de la vie courante, pas même ceux d’une petite vie. Le médecin, poussé par un tiers de mes connaissances, lui accordera une série d’IV Magnésium, et, incroyable, cette maman pour la première fois depuis 7 ans, l‘âge de sa dernière enfant, a pu aller à l’école Ste Anne, (là où j’ai bredouillé mes premiers B-A-BA en 33), chercher ses petites filles.

LA PREMIERE FOIS DEPUIS SEPT ANS…

Après… Après…

«  T’as vu comme c’est bon le magnésium ? Ca t’a fait vivre… Fini maintenant, tu nous pompes ». Il l’a pas dit comme ça le médecin, il l’a même pas pensé parce que la faculté apprend aux apprentis, même ceux soins palliatifs, qu’il faut se méfier du Spasmophile… Ne pas voir… Ne pas entendre… Ne pas penser… Les futurs médecins ne sont pas informés sur la spasmopohilie.

Alors la jeune maman, qui n’est même plus femme depuis si longtemps… redevient comme un légume mais elle souffre encore plus. Physique et Moral tout à la fois. Et en Août 97 ou 98, son médecin la met en observation à la clinique.

Résultats des examens : « Cancer du foie au stade terminal ». Huit jours après on l’enterre.

Mais auparavant, elle a pu dire à ce médecin :

« Je savais depuis un certain temps que j’avais autre chose et ça me faisait bien mal mais j’en avais assez de la Spasmophile, d’être sans vie et de tellement souffrir, que je ne vous en ai pas parlé, pas même à mon mari … »

BRAVO LA MEDECINE : OFFICIELLEMENT ELLE EST MORTE D’UN CANCER DU FOIE AU STADE TERMINAL

Qui peut dire le contraire ? MOI, ESPECE D’ENFOIRES… S.D.F. qui sait, il lui a fallu un énorme courage à cette maman. 

Pardon à ceux qui savent entendre et soulager même les spasmophiles. Je sais pas si une place leur est réservée à la droite du Père, je suis pas dans ses petits papiers mais ceux-là méritent toute mon admiration, ma reconnaissance. Ce sont des êtres humains.

MERCI POUR LES S.D.F.

CHARDON de LILLE

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dimanche 15 avril 2007

[70] ¤ CLOSTRIDIUM

                                                                                   Mardi 6 Février 2007

CLOSTRIDIUM

Ca résonne comme un hymne à la joie.
Ca éclate comme un feu d’artifice.

Alors qu’humblement, il devrait revêtir un air de «  pompes Funèbres »

Parce qu’il tue.

Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas été à l’ordre du jour. Je me disais bien qu’il ne pouvait avoir disparu du jour au lendemain
Le silence des médias ? !!! Tactique ?

HEUREUSEMENT  « 20  MINUTES »  NOUS INFORME

Si tous ceux qui fréquentent l’hôpital sont susceptibles d’y goûter, il est vrai que les victimes pour l’éternité ne sont que les vieux.

53 cas recensés dans le Nord Pas de Calais en un mois et demi, nous annonce 20 minutes ce matin ? «  Sans provoquer de nouveaux décès » précise-t-on…Hum… C’est ce qui est dit…

« Œdème aigu du poumon » cause officielle du décès de mon frère, la réalité, il était cirrhotique au dernier degré.

Tant que ces dames  arpenteront les couloirs d’hôpital en tenue rose impeccable, en poussant devant elles un chariot chargé de mille délices, pschitt pschitt par ci, pschitt pschitt par là, tous plus nocifs les uns que les autres pour l’atmosphère, tant que leur tenue resteront impeccclostridiumable tout au long de la journée, tant qu’elles caresseront d’un air pénétré, le sol des vestibules pendant de longs quarts d’heure avec la cireuse (faut bien gagner du temps sur le temps sans trop se fatiguer afin d’arriver à l’heure de sortie) faut pas croire que ces maladies nosocomiales marqueront du recul

La phrase rituelle de l’employée que vous accueillez pour la première fois, alors que vous la priez de passer au cabinet de toilette pour se mettre en habit de travail : « J’y suis, je ne me salis jamais »

Eh bé… comment faisions-nous quand nous devions faire le nettoyage ? Il était important de se vêtir de vieux habits ou de se protéger avec le tablier enveloppant. Parfois, pour certains travaux, il fallait se couvrir la tête. Un certain outillage était approprié : éponges, chiffons (de vieux draps en morceaux, de vieilles serviettes de toilette, ayant acquis à l’usure une douceur, et un pouvoir absorbant), l’eau de javel, le savon noir, les cristaux de soude, le pinceau nous était indispensable pour les coins inaccessibles. Seulement, il nous fallait aussi nous aplatir à même le sol pour aller rechercher les minous qui jouaient de mimétisme avec l’ombre des recoins.

Les travaux terminés, les résultats étaient satisfaisants. Ensuite il y avait le bain ou la douche.

Se mettre « à quatre pattes », la honte ?...et… aussi user «  D’HUILE DE COUDE…

Les dernières générations en manquent sérieusement puisque tout, tout, jusqu’au tournevis, est mécanique, électrique.

Que deviennent les muscles qui n’ont plus à fournir d’efforts ?

Ce 22 Septembre 2006, dans le petit encart sous la dame en rose et le chariot, il est notifié que le « CLOSTRIDIUM  DIFFICILE » se détruit à l’eau de Javel. Formidable.

Et non, déjà un labo lillois « Anios » vend un désinfectant alternatif.

« Trompette de pipe de sort » dirait mon père, ne peut-on se souvenir de l’utilisation très efficace de l’eau additionnée d’eau de Javel et de celle du grésil. L’odeur est là d’accord, mais si non seulement  « la saleté s’en va », bactéries et microbes sont détruits.

Qui va retrouver un peu de bon sens ?

                                                             CHARDON de LILLE

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vendredi 13 avril 2007

[69] ¤ CLOSTRIDIUM 2

CLOSTRIDIUM 2                                                                Mercredi 4 Avril 2007

Info télé matin

Santé. Dans un hôpital d’Abeville :

« Décés de 4 personnes âgées, (à voix presque inaudible et ce mot ne sera pas répété) le clostridium a fait son apparition. Cellule d’isolement pour les personnes touchées. »

Un médecin cherche à nous rassurer : « les personnes décédées venaient toutes d’un lieu public : maison de retraite, de convalescence ou après un séjour hospitalier, elles étaient très fragilisées par de multiples atteintes différentes. »

Ouais, mais si le clostridium n’était pas passé par là 

Les caisses de retraite et la sécu peuvent se réjouir.

450 cas de « décès » ou « décelés » ? dans le Nord- Pas de Calais depuis 2006.

« On tue les vieux » (à lire) et on continue à tuer les vieux

Ceux de la France d’en haut ou de celle d’en bas, ou bien c’est toutes races confondues ?

CHARDON de LILLE

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lundi 5 mars 2007

[53] ¤ QUESTION DE METHODE

eh oui : QUESTION DE METHODE

Posté par gaby le 17/10/2006 18:16:20 (33 lectures)


Je souffre d’ongles incarnés qui suppurent de façon itérative depuis longtemps.

Une seule fois, il m’avait fallu absorber des antibios, la cheville, le pied ayant pris des proportions inquiétantes.

Sinon mon traitement est simple : attendre… en surveillant quand même…

Il y a la poussée assez douloureuse pendant la formation du pus… quelques jours. Une compresse alcoolisée circonscrit le mal. Le feu ralentit, l’enflure disparaît peu à peu, la couleur jaune vire à l’orange tendance marron. Le pus s’est caséifié. Il faut quand même attendre un certain temps…

Alors, après le bain il est assez facile d’enlever peau morte et poche de pus. Tout est neuf dessous.

Il y a trois ans environ, il m’a été possible de montrer ce mal au Docteur TIRELIRELA généraliste, au cours d’une consultation. Malgré mon hystérie cause de tous mes maux imaginaires (dixit pas mal de toubibs ignorants ou aveugles délibérément) qui sont hélas bien douloureux (ce que nient les toubibs ign.. ou av… . déli !!!), il ne m’est pas possible de fabriquer ce mal à la demande, il faut donc que cette manifestation coïncide avec le RDV mensuel .L’orteil était bien enflé, bien érubescent, le pus de sa belle couleur naturelle.
: « Il faut enlever ce pus, s’exclame le généraliste pénétré sans doute des meilleures intentions.
– N’y touchez pas, que je lui dis, j’ai ma méthode ».

J’accepte quand même qu’il recouvre l’orteil d’un pansement. Je ne me méfie nullement quand il s’approche compresse en main.
Et… c’est de toutes ses forces qu’il appuie sur l’orteil… J’arrive à étouffer le cri de douleur ;
C’est fort mais ça ne dure pas.

Le Docteur est content, il a enlevé le pus.


Et, comme tous les vendredis, je vais à la balnéo, l’orteil protégé par un pansement.

Peu de temps après l’orteil (et alentour), est recouvert de minuscules mais nombreux boutons; ça démange fort.

: « C’est pas un champignon ? que je demande au pédicure rencontré trois fois dans ma vie, (faut équilibrer son budget...)
– Mais non, mais non, c’est simplement parce que vous ne vous êtes pas bien essuyé les pieds et que vous transpirez. »

Bizarre… Je ne transpire pas et j’essuie toujours bien mes pieds.

Des mois après, le dermato confirme l’hypothèse du champignon. Alors commencent des traitements « casse- pieds » à faire tous les jours et qui ne « cassent » rien à la virulence du champignon… L’intolérance médicamenteuse majeure chez moi, ne me permet pas d’ingérer un poison qui mettrait fin au combat plus facilement.

Un champignon, j’ai déjà connu en 85-86. C’est le fameux SURDEMONT qui me l’a soigné. Il couvrait tous mes ongles devenus noirs et épais. J’ignorais que c’était un champignon. Pour parler d’un ennui au médecin, il faut que ça me dérange beaucoup.

En même temps qu’un traitement local, il m’a fait absorber d’énormes et horribles comprimés. Il m’a autorisé à en diminuer la quantité quand je lui ai fait remarquer que compte tenu de la taille, je n’étais qu’une demi-portion.
C’est alors que les gros ennuis digestifs ont commencé et que je suis devenue fil de fer. Ce n’était pas une véritable anorexie. J’avais faim, je mangeais régulièrement. Mais ça faisait plaisir aux autres de penser et dire cela.

Les gros ennuis digestifs ont recommencé et se sont aggravés, chaque fois qu’on m’a fait aussi absorber des poisons, pour relever une ostéoporose fracturaire. Et ça, depuis Juin 94. Mon ancien généraliste n’a jamais fait n’importe quoi, lui. Je vois encore ses yeux réfléchir en dedans.


Enfin le Dermato décide de me soigner cette turbulence avec un seul produit. Un antifongique dans une solution filmogène, deux fois par semaine. Avant l’application il est nécessaire de débarrasser l’ongle des restes de vernis.

Il y a pour cela des dissolvants.

Ouais… Mais… le vernis me chatouille déjà fortement les narines et les éternuements secouent l’air et ma personne. Je souffre d’allergie à toutes les essences et ça dégénère en sinusite infectieuse. N’en déplaise à VASYMINUS (Dermato-allergo Calmette).

Le dissolvant continue le chamboulement.

Une légère imprégnation, j’assume. Je peux donc ôter le vernis de l’ongle. Mais y ajouter les effluves de l’antifongique et recommencer les deux opérations dans la même semaine, ça fait trop, surtout quand il faut ajouter les émanations des désodorisants parfumés, utilisés largement dans de nombreux espaces de vente et… chez l’Allergologue…(Pardon ami) Ca fait déborder la marmite.
Parfois j’ai l’impression que je vais éclater à la façon des champignons dans « L’étoile mystérieuse » (référence  « TINTIN »)

Alors je trempe le pied longuement dans un bain bien chaud et j’arrive à éliminer le vernis en grande partie, sans utiliser le dissolvant, en grattant un peu.

OUAIS… MAIS… Un œdème s’installe brusquement (7 à 8 kilos entre Noël et Nouvel an 2000-2001). Le pied ne supporte plus l’eau chaude… qui augmente l’œdème. Et aussi, je ne peux plus aller en balnéo…

Que faire ?

L’allergologue ami consulté répond : « Soins infirmiers »
Le Généraliste Dail zen de l’époque et pas très au point, fait naturellement la sourde oreille… Il en est resté à l’imaginaire chez moi et puis je suis vieille. Et puis c’est une Autorité en la matière, il est lauréat de faculté

Il est bien connu que les patients, surtout les vieux, les retraités, ont tout leur temps, que ce temps n’appartient qu’au personnel médical qui grignote comme il peut le temps du patient pour ne pas perdre le sien alors qu’il suffirait d’une bonne organisation du personnel médical. Il y a naturellement des exceptions, ceux qui respectent le temps et ceux qui sont obligés de déborder. Comment j’ai fait moi dans ma vie professionnelle ? « C’était pas pareil » qui disent tous … La mauvaise foi, ça doit servir à quelque chose… Et c’était pas pareil en effet, j’avais conscience que les minutes de chacun étaient aussi précieuses que les miennes, qu’elles appartiennent à l’alcoolo ou à la mère de famille qui arrondit à sa façon ses fins de mois.

Hôpital B : Rhumatologie, tous les clients sont convoqués à dix heures, le prof après quelques rdv privés chez lui, arrive à dix heures trente… et encore !… Le peuple peut attendre. Le peuple mais pas ceux dits de « La haute », arrivant en fin de matinée, qui ne s’assoient pas en attente, salle publique qui n’est pas pour les zélites mais sont pris en charge personnellement par le prof qui se fait un plaisir de les conduire dans les services où ils bénéficieront de la technique la plus poussée en matière d’appareillage. Et pendant son absence, le peuple attend…Le prof, c’est Tonnelle et on peut en dire long sur Tonnelle

Eh ! la haute : « Aussi haut qu’on soit assis ça n’est jamais que sur son derrière » disait Montaigne.

: «  Vous vous rendez pas compte - qui me dit l’autre, fonctionnaire au pas tellement lent, tellement pris par le travail, qu’il arrive avec deux jours de retard au RDV, sans s‘excuser, sans prévenir- Ma femme elle a 25 gosses dans sa classe…
- J’ai fini à Ozanam avec trente cinq gosses, 7 à 9 ans et deux divisions… » que je réponds.

Pour le champignon, j’ai laissé tomber l’acétone.

Et le combat continue, le champignon est de bonne souche… J’ai au moins un ami fidèle.




CHARDON de LILLE



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dimanche 4 mars 2007

[14] ¤ NOS GENERALISTES

MEDICAL   

Posté par gaby le 4/3/2006 17:59:55 (38 lectures)

NOS GENERALISTES


CA Y EST
03.03. 2003

LES GENERALISTES OBTIENNENT UNE HAUSSE TARIFAIRE D’UN EURO à partir du 1er Août , à CONDITION QU’ILS S’ENGAGENT A RESPECTER LES ECONOMIES DECIDEES PAR L’ETAT, SOIT : UN MILLIARD QUATRE D’EUROS EN 2006 ET 2007


Le Directeur de l’UNCAM ( la sécu) S’EST « REJOUI » d’avoir conclu un accord équilibré avec les syndicats de médecins, qui SOIT RESPECTUEUX DES PRIORITES QUE L’ASSURANCE MALADIE S’ETAIT FIXEE ».

C’EST CA UN ACCORD ? DIT : EQUILIBRE DE PLUS.

QUELS HYPOCRITES .

L’état est en déficit dans tellement de domaines, il lui faut alors trouver des boucs émissaires.
Parce que l’argent, il y en a et nous savons bien où il passe.

Ca n’est jamais dit ouvertement mais de source sûre, je sais que les
« 35 » heures coûtent annuellement QUARANTE SEPT MILLIARDS D’EUROS A NOTRE SECU

Le voilà le principal TROU DE LA SECU.

Puis, à mon niveau de simple citoyenne, quand j’apprends que les artisans libéraux, en versant seulement quelques roupies en fin de parcours, sans jamais avoir été astreints comme nous aux ponctions arbitraires sur nos salaires, se voient obtenir les mêmes droits que nous en matière sécu, et il paraît qu’il en est de même pour les fonctionnaires, quand l’état me vole de plus en plus, sur les remboursements, et même me fait payer des impôts sur ce qu’il m’ a déjà pris, j’appelle ça du vol.

Il est beaucoup parlé du racket au collège, les jeunes imitent leurs géniteurs, couverts par l’aveuglement volontaire des autorités, de l’état. Voyez le fils de villepin ?

Pourquoi voulez-vous que la délinquance diminue ?

Ca paye.

Encore : quand on sait que le chef de l’état, qui n’a obtenu ce poste en 2002 que pour empêcher le pire, s’en donne à cœur joie dans ses galipettes, ses dérapages, refuse de comparaître en justice alors qu’il est coupable dans de sombres histoires, nous sommes à même de nous demander si la folie n’est pas de règle pour entrer en politique.

Cette folie du pouvoir en place, retombe actuellement sur le dos des GENERALISTES, CEUX-LA MËME LES MIEUX PLACES POUR COMPRENDRE LA MISERE DU PEUPLE que l‘état étrangle, ceux-là qui cherchent à empêcher que ne soient gagnants, les riches, les aristos, les bourges, les nantis à la Tibéri ou à la Gaymard, ceux-là qui luttent pour que le peuple continue à avoir droit aux soins et pour que ne s’instaure pas une médecine à deux vitesses. Ce qui est déjà bien en route et depuis longtemps.
Je précise que tous les riches ne sont pas à mettre dans le même sac, j’ai des amis à tous niveaux. Pour être mon ami, il faut le mériter.

L’état par ses sbires, sécu, chambre des comptes, etc., crée les pires ennuis aux généralistes

Et sans aucune pudeur, il est prêt à leur demander de rempiler, à ceux –là qui auraient droit à une retraite méritée, parce que nous allons manquer de médecins, toutes catégories, mais particulièrement de généralistes. Les infos qui nous sont dispensées via la télé déclarent un jour que la relève est assurée, le lendemain, elles lancent l’appel aux candidatures.


L’état crie : « Au secours » après avoir joué la carte rassurante

Je pense sincèrement que cet état souffre d’un syndrome psychiatrique grave dont je ne vous dirai pas le nom, j’y connais rien en psychiatrie.

A mon avis les soins par électrochocs seraient insuffisants, la lobotomie n’est pas non plus à envisager, tout ceux qui composent l’état seraient alors à notre charge. Et quand on sait par Véronique Vasseur qu’un lit d’hôpital ça va chercher dans les 3000 frs par jour, il est normal de choisir une solution qui ne nous pénalise pas.

Peut-être pourrait-on instaurer une certaine « révolution culturelle » qui ne porterait que sur ceux qui depuis si longtemps dilapident notre argent pour servir leurs propres intérêts. Je verrais bien pour eux des travaux forcés d’intérêt général, pas les gentils stages dans des administrations où on garde les mains propres, et où le stagiaire se la coule douce, je les mettrais plutôt dans les métiers du bâtiment ou dans la gamme de ceux qui obligent des êtres humains, quelle que soit leur condition physique, à manier le « marteau-piqueur » tout les jours et tout au long de l’année.

En étant secoués en permanence, leur esprit se remettrait peut-être en place, ne serait-ce que pour ne pas avoir à prolonger le SUPPLICE du marteau-piqueur

Depuis plusieurs années, l’état a décidé de diminuer le nombre de candidats à l’entrée dans les facultés de médecine et limite également le nombre de postulants aux spécialités médicales.

A la fois être les artisans de la situation actuelle où le petit, le pauvre, ne peut s’y retrouver et jouer les victimes de cette situation, faut une sacrée dose d’inconscience ou de perversion, peut-être les deux, faut être vraiment idiot et nous prendre pour des idiots

Si l’état voulait vraiment faire réfléchir le patient, il commencerait par augmenter sérieusement les généralistes, qui ont tellement plus de mérites que leur confrères spécialistes, même si ceux-ci sont à la bourre actuellement de par la volonté de l’état, tout en étant médecins dans l’âme. Les généralistes doivent tout connaître afin d’éviter le pire chez leurs patients, être capable d’écoute, de compréhension, de respect, tout au long de la journée, que ce soit en consultation ou à domicile.

Bien sûr, il y a les médecins marrons, les ripoux de la médecine qui fixent des rdv aux patients pris à l’heure du rdv, sur le temps rituel de leurs consultations du jour donc, sur le temps du pauvre type qui est venu bien souffrant et attend son tour dans une salle d’attente adjacente ; ils se permettent même ces ripoux d’aller en visite à domicile sur le temps de leurs consultations et pas en urgence mais pour ne pas perdre une minute, leur portefeuille en pâtirait.

Dans mon quartier, il y a celui dénommé « le Docteur toujours bronzé ». Et les personnes âgées, me disent leur désarroi de rencontrer un médecin qui ne reste jamais plus de 5 minutes, 10 tout au plus, juste ce qu’il faut pour changer de médicament en rédigeant l’ordonnance

Voilà ce que certains médecins accordent à ces personnes âgées.

En fait ce n’est pas une question de temps mais de présence et un simple regard suffit pour communiquer cette chaleur de présence, un regard qui dirait : « Je suis celui qui sait que vous souffrez, bon courage »


A plus tard.


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[6] ¤ STAGE EN DERMATO

Médical : STAGE EN DERMATO

Posté par gaby le 15/1/2006 19:23:16 (36 lectures)

C'est d'époque...

Les assistantes sociales sont l'objet de quolibets mérités bien souvent.

Les questions ne se posent pas de savoir :
- Sur quelles bases les étudiantes sont acceptées dans les écoles ?
- Comment elles sont formées ?
- Dans certains services spécialisés, commment elles sont recrutées ?
- Quel est leur suivi dans la profession ?
- Dans quel esprit les responsables, les directeurs de services sociaux gèrent-ils leurs subalternes?
- Que ou qui veulent-ils servir ? Décembre 2003

SERVICE DE DERMATOLOGIE PROFESSEUR CHARLES HATANT

C’était en 1959, j’étais en stage dans ce service, en tant qu’élève assistante sociale.

C’était assez agréable.

Internes, externes étaient de bonne composition. Il n’y avait parmi eux qu’un idiot. Je me souviens d’un matin, nous sommes rassemblés dans une salle de soins, attendant sans doute l’heure des consultations, l’idiot est assis à une table bureau, une pile de papiers devant lui. Les autres devisent et nous les stagiaires mêlons nos voix plutôt timidement, à celles des autres soignants, tous médecins ou apprentis.

Je n’ai retenu qu’un nom : Saint Just. Interne ? Il était fin, courtois, simple. Il paraissait être l’aîné de l’équipe. Il riait de toutes mes réparties et parfois, lorsque je mouchais un de ceux qui me taquinaient plus ou moins, son visage amusé semblait dire : « Elle n’a pas froid aux yeux mais il l’a bien mérité ».

Je reviens à l’idiot, il ne semblait pas du tout fait pour cette noble profession, rustaud, paysan de la mauvaise espèce, « supérieur », méprisant, il estimait que nous devions le servir, nous les stagiaires. Les copines se laissaient faire parfois, la peur de déplaire « au patron » et de perdre le stage.
Et puis, le prestige du médecin surtout aux yeux de celle qui cherche à se caser…

De sa voix de roquet, il me jette : « Prenez ces papiers et allez les porter à… (Je ne sais plus)
– Faites-le vous-même » que je lui réponds sur le même ton.
Il s’indigne, bouscule quelques feuillets qui tombent sur le sol et m’intime l’ordre de les ramasser.
Après lui avoir répondu simplement par un de mes regards qui voulait dire « Va au diable» et même plus, il a compris qu’insister de sa part le remplirait de ridicule. Il s’est donc exécuté lui-même sous l’œil amusé de ses collègues. Intelligents, ils ne se sont pas esclaffés.

La différence avec Mr de St Just. Il m’aurait dit : « Voulez-vous avoir etc.
- d’accord Monsieur » aurais-je répondu.
Et je me serais exécutée. La forme, il aurait mis la forme avec le fond.

Il y avait les consultations du dermato de X, le Dr MONTDESUR.

Je l’assistais en tant qu’infirmière, je l’aimais bien alors qu’il ne prêtait aucune attention à la stagiaire que j’étais. Il recevait les patients avec simplicité et savait leur parler avec très peu de mots. Un jour, c’est une dame toute simple, qui souffre d’ulcères variqueux.
Je sais combien cela est douloureux, chaque soir je fais le pansement de maman qui a la jambe encore décorée de ces horribles ulcères. Je nettoie les plaies avec de l’éther en soufflant dessus pour atténuer la brûlure puis j’applique le carré de gaze couvert d’une pommade à l’oxyde de zinc et, je termine par l’opération très délicate : remettre la bande. Maman m’a expliqué comment procéder pour souffrir le moins possible au cours de la journée.

Avec la patiente, après avoir enlevé le pansement, je roule la bande compressive pendant que le Dr procède à l’examen et interroge la personne, et je suis chargée du pansement. Je le fais comme s’il s’agissait de maman mais ça n’est pas du goût de la dame qui se montre un peu agacée et le Dr de me dire sèchement : « Mais enfin, faîtes donc un pansement convenable ».

J’ai recommencé après m’être fait expliquer par la dame ce qu’elle souhaitait. Tout s’est bien terminé. Je n’ai pas cru utile de donner des précisions à Mr Montdesur. Il avait pris soin de sa patiente. C’était très satisfaisant pour moi.

Nous étions quatre stagiaires de la Catho. Mélo (Méli-Mélo vraiment) était de la partie.
Notre monitrice de stage, infirmière, semblait être là pour décrocher la timbale. C’était une grande et belle femme. Elle ne s’occupait guère de nous.

Un matin, seule avec elle dans le service elle me demande d’appeler par téléphone interne, un professeur, ce que je fais. Je la vois arriver toute émoustillée et furieuse
« Vous n’êtes pas folle, c’est Mr Untel que vous avez appelé, le grand professeur » et s’emparant du combiné elle répare l’erreur.

Deux noms se ressemblaient : Matache et Latache.

« Qu’auriez-vous fait s’il était venu ? ».

Je n’ai rien répondu mais je sais bien ce que j’aurais dit à ce grand professeur : « Votre mère s’appelle bien Benoîte Bailly, elle était la grande amie de ma mère quand elles étaient jeunes, quartier Ste Catherine »… Comment aurait réagi ce grand professeur ?...

Stagiaires, nous devions aller à domicile soigner des patients syphilitiques. Là, la confiance de la mono allait toujours à Mélo qui se débrouillait bien pour les piqûres, moi aussi. Apparemment je faisais moins sérieux que Mélo et surtout je ne buvais pas les paroles de la mono, je n’étais pas accrochée à ses basques, elle m’agaçait trop. Et ça, c’est difficile à supporter pour une mono qui tient à son prestige.

Elle a réussi à se caser la mono, avec un médecin bien sûr. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enf… Non ils étaient déjà un peu vieux pour ça et les méthodes ultra modernes n’existaient pas.


Et j’arrive à la meilleure partie de cette « histoire ». Toutes les semaines nous devions participer quatre heures durant, au cours du Professeur Charles HATANT, dans le grand amphi. Nous allions « AU CIRQUE » Les étudiants en Médecine, 4e année m’a-t-on dit, y étaient tous au grand complet.

Nous occupions invariablement le rang le plus élevé, le dernier rang.

C’était dans ces hauteurs, partie retirée du centre d’intérêt, que se réfugiaient certains étudiants, que le cours de CHARLOT (pour les intimes) ennuyait au plus haut degré. Entre autres il y avait
« Musique ». Il s’asseyait à même la marche, bien caché aux yeux de tous et fredonnait des airs tout au long du cours.

En attendant l’arrivée du Prof, nous occupions le temps en lisant des illustrés, en devisant. Parfois, certains étudiants nous adressaient la parole.
J’en veux beaucoup à l’un d’entre eux. Il était grand, il était blond et beau garçon. Je pense qu’il aimait collectionner les conquêtes féminines.
A mes côtés, hormis Mélo, il y avait les deux autres copines, dont Anne Marie. Elle avait de nombreux frères et sœurs, les voyaient se marier, elle l’aînée de tous et restait là à attendre. Elle avait surtout une mère… La nuque d’Eric Von Stroheim ne fût jamais aussi raide que cette mère. La seconde de ses filles avait osé la braver et s’était mariée sans le consentement de ses parents. Rayée de la carte familiale à tout jamais.

Le beau garçon blond avait fait les doux yeux à Anne Marie et avait aussi avancé une rencontre possible, séance de cinéma. Anne marie nageait dans les couches profondes du bonheur. Elle ne se posait aucune question sur ce garçon.
J’essayais bien de la prévenir pour atténuer le choc qui ne pouvait que s’ensuivre avec un tel personnage, elle était incapable d’entendre. Un garçon s’intéressait à elle pour la première fois…
La seule chose dont elle voulait s’assurer c’est que j’accepterais de la chaperonner le jour de cette sortie… Oui, « la chaperonner », c’était encore l’époque. Maintenant avec les préservatifs, le sida, l’éducation stricte que nous recevions n\'est plus de mise.

La chaperonner, c’était évident mais…

L’invitation n’a pas eu de suite et ce garçon avec superbe et arrogance a ignoré totalement Anne Marie. Elle a enfoncé sa douleur.

Elle ne se mariera jamais, non pas à cause de cette aventure mais pire, elle ne sera désirée par aucun garçon.
A quoi ça tient ? Elle était intelligente, mignonne, fine, pas comme Mélo qui d’un seul pas écrasait la mappemonde, faisait des réflexions piquantes avec un sourire d’ange et qui désappointée au plus haut point d’être laissée pour compte, déclarera haut et fort que tous les hommes sont les mêmes, écoeurants, égoïstes et qu’il n’y a aucun ménage harmonieux, heureux. Elle l’affirmera devant Claudie et Henri, nos amis, couple réussi.

Les études terminées, Anne-Marie n’a jamais pu aborder un travail, elle vivait dans un état de douleur permanent, le siège était surtout circonscrit aux intestins et personne ne la croyait, surtout pas le médecin. Je l’entends encore me dire : « Si tu savais comme je souffre et tellement souvent, ils disent tous que je n’ai rien mais je t’assure, j’ai bien mal ». je la croyais, j'étais impuissante.

A 45 ans, elle se suicidait sans avoir connu l’amour, pas même celui d’une mère.

Maintenant je sais ce dont elle souffrait, elle était spasmophile et c’est la règle pour beaucoup de médecins, d’ignorer les maux des spasmophiles toujours hypersensibles, attitude qui ne fait qu’amplifier ces maux.
La douleur est réelle chez le spasmophile, les organes soumis aux fantaisies de cet état, ne subissent que des micros lésions au départ, c’est la suite qui est grave. Je sais ce dont je parle, j’ai découvert ma spasmophilie à l’âge de 67 ans !.. Etonnant non !..J’étais déjà entrée en décompensé.
C’est le refus et la hargne des médecins, impuissants devant cette maladie vieille comme le monde et incapables de me donner la réplique quand je leur exprimais ma pensée, qui m’a conduite à un tel degré. Je souffre beaucoup encore maintenant alors que j’ai autour de moi un aréopage de fameux médecins et spécialistes, qui ont d’abord permis que je sois débarrassée d’une quincaillerie dentaire dont les effets allergiques me détruisaient douloureusement par un courant électrique me traversant le corps, le réduisant à l’état de zombie gouverné par un système étranger, un « ENVAHISSEUR ». Leur suivi judicieux continue à m’être précieux.

Je sais que je suis au centre d’un conflit entre les « pour » et les
« contres », je sais que la gazette médicale fait entendre beaucoup de choses dans les sphères médicales. Ce sont certains médecins eux-mêmes qui me vendent la mèche sans s’en rendre compte. Le conflit médical, comme la spasmophilie, sera toujours d’actualité.

Revenons à notre sujet : DERMATOLOGIE CHU

L’amphi bien garni, le « Pitre » arrivait en piste tout en bas, sur la scène, entouré de ses « sbires » profs ou internes vraisemblablement. Les étudiants allaient vraiment au « CIRQUE » ces après-midi là.
Charlot ne se contentait pas de nous montrer force clichés suivis d’explications, toute la pathologie dermato prenait corps sous nos yeux et de surcroît, il faisait défiler à moitié nus les patients hospitalisés dans ce service. Ces patients devaient gagner le haut de l’amphi par les escaliers afin que les étudiants puissent contempler le désastre de leur pathologie. Certains pleuraient.
Ce qui ajoutait à « l’horreur », c’était l’accompagnement parlé du maître des lieux. L’audio- vidéo était déjà bien en marche. Ce n’était pas seulement le ton employé, les paroles de Charlot cinglaient ces pauvres êtres qui sentaient bien que celui-ci n’avait aucun respect pour leur personne, qu’ils n’étaient que des jouets entre ses mains. Ce prof je l’aurais volontiers étranglé.

C’est le jour du cours. Nous sommes là, les 4 copines penchées sur des illustrés. Il est l’heure oui mais le « Pitre » n’est pas encore arrivé.

Et tout à coup, dans notre dos, une voix retentit : « Ah ces demoiselles les infirmières de la Catho qui se distraient par la lecture de journaux pendant mon cours. Allez… descendez au premier rang… allez, allez… »

Il aimait bien se moquer des « infirmières de la Catho », la rivale.
Et j’ai vu mes copines sortir du rang, se presser vers l’escalier l’échine courbée, alors que le monstre savourait son triomphe parcourant l’amphi des yeux.
Il n’y a eu aucun quolibet de la part des étudiants. Ils savaient bien que CHARLOT était fou de pouvoir, ils souffraient eux mêmes de son despotisme.

Continuant sa route, en se tournant de tous côtés en tribun victorieux, à mi-chemin il s’aperçoit que je suis restée à ma place, moi la demoiselle infirmière de la Catho, il marque un léger sursaut. J’ai les yeux rivés dans les siens, je soutiens fièrement son regard et intérieurement je lui dis « Viens si tu oses ».

De tous côtés, à voix étouffée, jaillissent les conseils des étudiants les plus proches.
: « Vas-y, sinon gare…– Il va venir te chercher à coups de pied dans le derrière – Il ne va pas supporter que tu le braves, ne fais pas ça – Tu ne sais pas ce dont il est capable » etc. etc.

Puis grand silence, seul les regards croisés parlent…

Faut croire que le mien était suffisamment éloquent, l’air faussement indifférent le « Pitre » a lâché mon regard, s’est retourné et a repris sa route vers sa piste.
Moi seule je savais qu’il ne m’aurait jamais attrapée, j’aurais couru de rang en rang, j’aurais même échappé à la couardise de certains qui pour se faire bien voir m’auraient barré la route, j’étais une équilibriste née, tout le monde l’ignorait.
Bien sûr il y aurait eu pour moi des représailles, ridiculiser de la sorte un despote au pouvoir…
Ça je m’en fichais. Ce qui comptait pour moi c’est que n’ayant commis encore aucune faute ce jour là, je n’avais pas à être punie et rien ni personne n’aurait pu me faire changer d’avis. S’il avait eu le loisir de nous surprendre en plein cours (et il le fera pour « Musique »), comme les médecins ou internes « caravaniers » qui faisaient circuler les patients et me mettaient en garde parce qu’ils me voyaient fumer, lire, deviser, écrire, et je ne perdais pas tout à fait mon temps, alors comme les copines je serai descendue mais fièrement, sans courber l’échine. Peut-être même que je me serais permis de l’interrompre dans son exposé pour lui poser question, après tout une demoiselle infirmière de la Catho n’est pas sensée connaître le protocole, elle doit être assez bornée.

J’eus droit tout au long du cours à ses délicates attentions : « Allez, disait-il aux patients, allez vous montrer à celle qui plane dans les hauteurs »…Cette après-midi là toute la pathologie a défilé sous mes yeux

A la fin du cours, dans le hall d’entrée, près des distributeurs de
« friands en cas » et de boissons, le jeune DEPODT (Qui deviendra Chirurgien avec Michel KOMMAL Professeur) entouré de plusieurs étudiants me demandera : « C’est bien vous qui demeurez rue Aristide Bruant ? ». Il sera content de m’entendre répondre par l’affirmative et les copains chercheront peut-être à en savoir davantage sur ma personne. Gérald Depodt était de mon quartier, de ma paroisse et beaucoup de faits avaient circulé de bouche à oreille à mon sujet, il y avait les véridiques assez juteux, puis suivaient ceux nés de l’imagination de l’entourage et peut-être encore plus juteux. Je devais être à la fois à cette époque : Cyrano, Dartagnan, Fanfan la tulipe, Cartouche. Il y aura aussi Gisèle Conreau qui avait commencé tardivement ses études de médecine, nous nous connaissions. En analyse, je raconterai au psy et j’ai eu l’impression qu’il était peut-être dans cette quatrième année de médecine et avait assisté à l’évènement.

L'ENVERS DU DECOR: les copines à la sortie :

« A cause de toi, nous allons perdre le stage et le temps effectué, nous allons devoir recommencer tout ailleurs et peut-être que le CHR ne voudra plus nous prendre en stage, voilà ce que tu nous a fait gagner »

Je me suis mollement défendue, je ne voulais pas ajouter à leur embarras.

Je n’avais nullement envie de me moquer d’elles, et jamais je ne me suis moquée de ceux qui subissaient la peur en certaines circonstances. J’avais la chance de ne connaître la peur que très rarement et dans des circonstances bien différentes, ça faisait ma force.

Pauvres copines, elles en ont été pour leurs frais, il n’y eut aucun changement dans le déroulement du stage.

Pour une fois quelqu’un avait osé braver le « Pauvre » Charlot, ce que ne pourra faire « Musique ». Je devais être absorbée par je ne sais quoi cette après-midi là, j’entendais « Musique » chantonner derrière moi et, brutalement, le « Pitre » est à mes côtés, je n’ai pas le temps d’avertir « Musique ». Surpris sur la marche, en plein exercice de fantaisie, il dut lui aussi descendre au premier rang. La suite était beaucoup plus terrible pour les étudiants en médecine : pendant des semaines et des semaines, il serait de permanence tous les week end et sans doute recalé à l’examen de fin d’année. C’était ça Charles HATANT.

Une de ces hiérarchies « culsceptibles » comme il y en a trop. Leur fauteuil n’est jamais assez large, assez confortable pour asseoir leur dignité.



CHARDON de LILLE


Recrutement Assistantes sociales :
-Il y a deux ans, je suis assise en tramway à côté de deux jeunes étudiantes qui se font face et chacune d'énumérer le parcours de leurs études jusqu'à l'aboutissement. L'une demande alors à l'autre :
" Tu veux faire assistante sociale avec ce parcours ?
- Bien oui, il y a des débouchés." ..!!!

Cette scène se renouvellera une seconde fois peu de temps après, avec naturellement d'autres partenaires.

Cela ne veut pas dire que cette étudiante deviendra "assistante sociale à côté de la plaque"

Autrefois nous pouvions choisir notre profession et ce n'était pas forcément une réussite dans ce domaine où l'être humain souffrant est en cause.
Maintenant l'avenir est tellement bouché pour les dernières générations...

et il faut vivre...

Posté par gaby_djebelle à 17:44 - MEDICAL - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

[5] ¤ LES RADS A LA VILLOUYERE

medical : LES RADS A LA VILOUYERE

Posté par gaby le 7/1/2006 17:50:19 (37 lectures)

BONJOUR A TOUS

c'est assez drôle


LES RADS A LA VILOUYERE. C’ETAIT EN 99



J’avais dit à la femme : « Question de rads, j’y connais rien, c’est pas mon rayon, alors ?… Jusqu’où y vont les rads ? »

Elle m’a répondu que « les rads c’était rien, c’était superficiel… « Mais non, ça ne touche pas le cœur, ni les poumons, c’est tout juste au-dessus de la peau, c’est superficiel…
- Ben alors, où sont logées les glandes mammaires internes ?... que j’ lui ai demandé
- Juste sous la peau, qu’elle a dit…
- Donc ça sert à rien les rads puisqu’ils s’arrêtent sur la peau ? !!!...
- Si, qu’elle a dit en chiffonnant son visage, faut continuer.

Alors…faut pas croire le Professeur Biret. Y disait lui à la jeune interne, que là où elles sont logées, c’est trop profond pour aller les chercher et trop douloureux.


C’est quoi cette femme ?... comment elle s’appelle ?... Vous dites ?... JOUJOU !... Ah ! Ça explique tout, les rads c’est pas son rayon, c’est son « hoby »…qu’elle nous fait payer cher. Elle pourrait pas jouer du nitendo comme tout le monde ?... Parce que…

- Quoi ?... Faut la respecter ?... C’est ?... C’est une radiologue… Un docteur spécial… ! Ah ! C’est une… savante… !

Mais c’est quoi un Docteur spécial, même une radiologue ?... C’est une mémoire et des sous… Beaucoup de sous…

- Oui… mais elle y a droit, elle a fait beaucoup d’études, elle travaille beaucoup.

- Et moi, vous croyez que j’ai pas beaucoup travaillé ? J’sors pas de l’ena… j’y suis jamais entrée. Et vous ? Vous avez chômé ? Et Pierre et Marie Curie qui z’ont découvert le radium, ça leur a coûté bien cher, bien chair et maintenant ça profite à certains qui le méritent, mais aussi aux ambitieux qui n’ont plus rien d’humain, ce qu’ils veulent : gagner toujours plus d’argent.…

Et puis, elle est pas obligée de courir aux champs et à la ville et de nous faire attendre des heures, il y assez de radiologues sur la place pour partager le travail.
Si seulement ses chaises étaient confortables, si ceux, tellement atteints comme ce Monsieur, pouvaient avoir un fauteuil relaxant…

Elle s’en fout des clients, ce qui compte c’est le pognon.

Moi je vous dis : ses études, le docteur spécial, radiologue, tout ça, ça dit pas qu’elle est intelligente… et sa façon de traiter ces pauvres cancéreux le prouve bien.

- Mais si, qu’il me répond, elle est forcément intelligente puisqu’elle est docteur spécial… »

Et bé !... Il en est encore là !...

Et moi ? Qu’est-ce qu’il dit mon poumon et mon cœur et ma tuyauterie ?

Mon poumon, il est radis…

« Quoi ?... Radiqueux ?... Comme « Radiqual »… Ah ! oui, c’est radiqual les rayons… On pourrait pas les faire obliques ?... Mon poumon serait pas devenu radis…

Quoi ?... C’est une affaire de terrain ?... Je le disais bien que c’était une affaire de légumes, de « grosse légume »… c’est comme ça qu’on les appelle ceux qui amassent des sous… y z’ont tellement de liquide, qu’ils s’infiltrent partout, comme les rayons. Pas seulement pour les glandes mammaires, juste sous la peau… »


Mais la femme, elle a pas été radin, elle m’en a tellement foutu des rayons qu’ils ont été obligés de pousser les murs pour se caser. Ils se sont arrêtés juste dans mon dos, là où ça fait bronzé. C’est une ermite qui disent. Une… pas un… Et si y’en avait eu plus, ça aurait fait un champ de radis noirs…avec mon terrain.

Après j’lui ai demandé pourquoi Denise elle avait pas eu la peau brûlée ?. : « Elle a des yeux marrons ; les yeux bleus ont la peau plus fragile… » Quoi… Elle savait ça et elle prend pas plus de précaution. Si les radiologues au lieu de compter leurs sous, y calculaient davantage la bonne dose de rads à donner aux yeux bleus ?


Mais, si mon poumon, mon cœur, ma tuyauterie… sont devenus radis, question de terrain, c’est parce qu’ils voulaient tous bénéficier des rayons…Le cancer, ça fout la trouille à toutes les cellules…

Et faut pas croire, les rayons ça coûte cher… On n’en fait pas à tout le monde… ça coûte chair… C’est pour ça que, même les glandes mammaires où qu’elle soient, ont voulu en profiter.

Bien sûr la peau a pas été contente. Elle est pas partageuse la peau… C’est vrai qu’elle est mal placée devant tout… Alors, elle a craqué et s’est mise à pleurer… Juste pour Noël…, c’était le soir du 24 Décembre.
C’était drôle… Un cratère béant juste avant l’éruption, en longueur, perpendiculaire à la cicatrice… ça faisait une croix Ça aurait dû venir à Pâques pour la crucifixion. et on était seulement à Noël, le petit Jésus était même pas né… Il était seulement 20 h ce 24 Décembre…

J’venais d’arriver en même temps qu’un ambulancier, A voir le monde assis, attendant son tour, j’lui avais dit : « On voit que c’est Noël, on fait rôtir les dindes »… Ouhhh… ça lui avait pas plu, son regard, il était devenu méchant… Et puis, y m’a aperçue alors que j’allais m’asseoir avec les dindes, alors, il m’a fait un large sourire.

J’avais prévenu la femme au liquide que ça brûlait trop… : « Mais non, mais non… ». .Les petites, (celles qui distribuent les rads et qui en profitent mais elles le savent pas, elles ont pas à dire merci), elles lui avaient rien dit.

Elles ont jamais rien dit… C’était pas permis… Joujou, c’est une savante…. Elle sait tout, même que ses enfants sont les plus beaux du monde, les plus… les plus… en tout quoi.
Mais si, il l’a bien dit le monsieur avec son néo à la gorge : « Faut lui parler de ses enfants, la photo est sur son bureau, elle vous fait un grand sourire quand vous lui en parlez »

Lui, il parlait drôlement rauque… question de cordes, pas de terrain… Alors, elle vous donne encore plus de rads, seulement ça coûte plus chair…

Faut rien dire à Joujou. C’est une adulte bornée, elle peut pas comprendre.

Y’a que les enfants qui peuvent comprendre et ceux qui ont gardé un zeste de cœur d’enfant. Alors ceux là  peuvent lire et relire « le Petit Prince »


                                           CHARDON de LILLE

Posté par gaby_djebelle à 17:39 - MEDICAL - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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