mardi 1 mai 2007
[73] ¤ OH, OH...
Dimanche je suis allée voter, rien que de très normal.Il était un peu plus de 8h.
A la sortie de l'immeuble, mpression immédiate d'étrangeté. Un calme plat...
Pas un chat dans les rues, les voitures bordent bien les trottoirs mais sans affolement, pas de voitures garées à demi par- ci, à demi par- là, Je peux déposer la mienne presque à côté du bureau de vote, première rue à droite dans l'avenue de l'Europe juste au tournant, foyer des jeunes.
Personne, personne, portes fermées, stores baissés.
Curieux !!!
Les barrières de contrainte de la foule sont présentes. Mais aucun électeur. Rue déserte. Pas même un chat à qui m'adresser.
Ca me rappelle en mini, ce film américain après "tornade mondiale", un seul survivant arpentait les rues, désorienté.
"C'EST PAS POSSIBLE"
"Sortez de vos maisons, venez voter, ne laisser pas ces rues inanimées"
A la réflexion, je dois m'être trompée de rue... Reprenant ma voiture, je m'avance.
Et non, nous voici dans la rue de Rouges-Barres.
Retour à la case départ. Je sors encore de ma voiture. J'interpelle toutes les affiches plus ou moins grandes, qui foisonnent sur les murs. Je cherche le mot accroché à l'entrée qui m'informera de l'adresse utile... RIEN.
Et j'aperçois une toute petite affiche à l'effigie de Ségolène Royale : je peux lire 6 Mai...
Et oui, c'est Dimanche mais nous sommes seulement le 29 Avril.
Fameux poisson.
C'EST CA LA DISTRACTION
CHARDON de LILLE
lundi 5 mars 2007
[35] ¤ DISTRACTION
Posté par gaby le 18/6/2006 19:17:45 (42 lectures)
"VOUS AVEZ DIT DISTRACTION"
Deux amies Roseline et Marine, décident pour se distraire, de passer la soirée au restaurant.
Les voilà en route dans la voiture de Marine. Se garer en ville, aux abords d’un restaurant tient parfois du miracle; c’est sur une place que la voiture va les attendre sagement. C’est un peu loin du restaurant mais, en ville on ne peut faire la fine bouche ce qu’elles pourront d’ailleurs se permettre au restaurant, devant les plats choisis.
La soirée se passe agréablement, les plats sont délicieux, les amies qui n’ont guère l’occasion de se rencontrer, échangent mille détails, un peu sur tous les sujets. Elles sont vraiment heureuses de vivre cette rencontre.
Dans ces conditions de détente amicale, l’heure du départ sonne toujours trop tôt. C’est à la fermeture du restaurant qu’elles se décident… Faut bien… le restaurateur ne va pas faire des heures sup, pour deux clientes emportées par leur amitié et qui ont oublié le reste du monde.
Les portes se referment derrière elles et elles regagnent la voiture garée vraiment un peu plus loin que prévu. .
« Eh, dit Marine inquiète en tâtant ses poches, où sont mes clés ? »
Et de fureter dans le sac, de le vider pour plus de sûreté, de fouiller les poches, même celles de Roseline, « on ne sait jamais ? »…
L’espoir diminue au fil de la fouille et refouille.
Pas de clés, cela est une évidence. Moment de panique.
Mais, comme ces clés sont sûrement restées sur la table du restaurant, les deux amies, bien que fatiguées, plus par le port des chaussures de ville que par la longueur à parcourir, décident d’y retourner.
Encore faudrait-il que le restaurateur ait son logement sur place, et ce n’est pas le cas… La porte reste bien fermée, elle ne s’ouvre pas malgré la pression répétée sur la sonnette, qui vibre à réveiller les morts.
Que faire ? Il n’y a plus à cette heure aucun moyen de transport public.
Après mûre réflexion, elles se décident à faire appel à un ami, qui, très complaisant, ne sera nullement fâché d’être réveillé à cette heure tardive ou matinale… C‘est selon….
Marine qui devait rejoindre son logement éloigné de la ville, dormira sur le canapé chez Roseline, cela lui sera plus facile pour récupérer sa voiture le lendemain matin… Eh non, nous sommes depuis plusieurs heures déjà, le lendemain matin.
Le temps de sommeil est court.
Roseline et Marine, les yeux embrumés, le bâillement à fleur de lèvres, le teint un peu brouillé, s’envolent avec la voiture de Roseline vers le restaurant… Mais la porte est encore fermée. Ben oui, le restaurateur ne se pointe pas à l’aube au restaurant. Il faut donc attendre son arrivée...
Enfin, les deux amies se trouvent dans la place, les clés ont été retrouvées la nuit, là où l’étourdie les avait posées, sur la table.
OUF… Cauchemar terminé…
A la vitesse de l’éclair, les deux amies se retrouvent à l’endroit du parking… sur la place…
Mais…???!!! Horreur, la place est noire de monde, qui parcoure les allées … d’un-mar-ché qui se tient à jours fixes sur cette place…
Oui mais la voiture ? Elle doit bien être quelque part dans cette débauche d’étals… Impossible sans doute de la dégager de la foule à cette heure.. Mais…
Et non… Plus de voiture…
Cependant les habitués qui tiennent commerce sur cette place, peuvent les renseigner : « oui, ce matin, une voiture était bien là mais étant donné que ce parking est interdit les jours de marché… elle a été emmenée à la fourrière… »!!!
NON, c’est pas vrai…!!!
Roseline et marine décontenancées, foncent vers la fourrière.
Elles y sont… elles ont à peine le temps de sortir de la voiture de Roseline, qu’elles s’aperçoivent que certains employés se tiennent à cette entrée, il ne reste que quelques minutes avant la fermeture… « Il est trop tard » s’entendent-elles dire…!!!
NON c'est pas vrai...!!!
Devant la mine consternée, fatiguée, des deux amies, qui ne se fâchent nullement, les employés sont quand même bons princes, ils consentent à leur donner le temps de faire le nécessaire pour récupérer le véhicule.
Roseline et Marine remercient chaudement les employés et déjà leur fatigue semble s’envoler, leur mine n’est plus allongée, elles sourient de toutes leurs dents. cela fait plaisir aux employés délicats.
Il reste évident …qu’elles ont dû payer la note… tou-jours-sa-lée… de la fourrière…
DISTRACTION, vous avez dit DISTRACTION ?
CHARDON DE LILLE

