mémoire de chardon

attirer l'attention sur ce qu'a réaisé une simple instit, une assistante sociale sans titre au cours de sa vie professionnelle et donner une idée de son point de vue sur la vie et aussi la poli-tique

dimanche 27 mai 2007

[76] ¤ LA VOITURE DES RISSO

Samedi 31 Janvier 2004

Notre parking couvert n’est pas pour faciliter la relation entre les résidents. Nous avons chacun un emplacement mais ils vont par deux, c'est-à-dire que tous les deux emplacements, d’voiture_rossiénormes piliers soutiennent l’édifice, nous devons donc composer avec le voisin, parfois avec celui d’en face.

Leur voiture est énorme et l’arrière-train imposant, la mienne minus à ses côtés.

Pour accéder à leurs voitures les résidents traversent entre les voitures, aucun passage n’a été réservé, alors de nombreuses griffes sillonnent les flancs de certaines voitures parce qu’il est de bon aloi qu’on fasse très attention à SON véhicule, les autres « qu’ils aillent se faire foutre. » (pardon maman)

Pendant des années je n’ai rien vu de suspect sur ma modeste voiture : diane, deux chevaux, j‘ai quand même eu une ami 6 et j‘ai fini professionnellement avec la R5 d‘une relation de chez RENAULT.Elle était blanc cassé. Les mouches et les griffes ont commencé à apparaître. Et j’ai compris pourquoi. Quand j’étais en activité professionnelle, je partais tôt, je rentrais tard. Ma voiture ne subissait pas l’humeur vagabonde des résidents sans scrupules.

Une seule fois, l’employée de maison des RISSO, en mon absence avait trouvé agréable d’occuper ma place à côté de celle de son patron, qui, hélas, est mon voisin de parking. Comme il m’arrivait de passer chez moi à n’importe quelle heure, avant de repartir vers l’aventure de l’AEMO, je me suis contentée de garer ma voiture à l’arrière des deux, les bloquant totalement. Quand j’ai regagné le parking plus tard, l’employée pour se dégager, avait préféré s’adresser à la voiture de face qui la bloquait également, plutôt que de m’affronter. Je faisais peur….dans le respect du droit

Un jour que je m’interrogeais sur les mouches bleu foncé qui commençaient à consteller ma portière arrière droite, Mme Duchène présente, m’avait informée que les Risso laissaient claquer leur portière sur la mienne lorsqu’ils retiraient leur attaché-case ou leurs provisions remisés sur la banquette arrière.

J’informe donc les Risso gentiment; lui est un ours, elle une pistonnée du bon côté de la barrière sociale. Attitude négative de Mme qui daigne se déranger et conclut : « NON, non, non, ce ne peut-être notre voiture »

Un courrier simple ne donne pas plus de résultat.

J’interpelle : mon Assureur, Automobile club, le Syndic. Personne ne veut m’entendre. Monsieur Risso et sa femme ont tellement plus d’importance qu’une petite bonne femme, âgée et seule. Il est ingénieur de haut niveau, un génie… qui ne peut s’endormir sans son doudou.

Excédée, je scotche sur la vitre arrière de ma voiture ce texte en lettres assez grandes :

                                           

risso_voiture

Cet écrit à choqué bon nombre de résidents qui préféraient se plaindre sous le boisseau de ce Risso, les autres se sont réjouis; Le plus amusant : les « dites autorités » syndic et cie ne m’en ont soufflé mot, mais m’ont dépêché le concierge de l’époque. D’un air qui se voulait amical, il m’a demandé si j’allais bientôt enlever le texte. Pourquoi ? Parce que ça nuisait au prestige de cette résidence… !!!

Eh bé. J’étais la victime et les bourreaux étaient protégés...Alors, revancharde, j’ai laissé l’affiche plus longtemps que prévu.

Un 14 Août à 15 h 30, je me décide à porter plainte. Au commissariat un seul inspecteur est de permanence, Marc Dupont. Il commence par essayer de joindre les Risso. Personne. Il me fait un long laïus et conclut qu’il doit avoir l’accord du SRPJ pour retenir ma plainte. Tout cela sent le roussi Risso. Je lui formule que sa réponse je l’attends par courrier et non par téléphone. Et tout de suite en sortant, je poste en recommandé une lettre à son intention, je lui demande de me donner les raisons du refus de dépôt de la plainte; j’avais prévu la mauvaise volonté ancestrale du commissariat quand vous êtes femme et vieille de surcroît et que vous n’affichez aucune distinction sociale dont beaucoup aiment se parer. Vers 17 h, par téléphone il m’informe que ma plainte est irrecevable.

J’attends assez longtemps. Ma lettre ne reçoit aucune réponse de ce Marc. Lorsque je m’enquiers auprès du commissariat de ce qu‘elle devient, le dénommé Marc n’existe pas et aucune lettre expédiée par moi n’a été reçue par le commissariat. Bizarre, elle ne m’est pas revenue ?...En recommandée…

Je commence à voir rouge. Je vis dans un monde de lâches. Chacun pour soi. Tant pis pour l’autre.

Un dimanche après-midi d’hiver, par une journée comme je les aime, terre gelée, air vivifiant, soleil éclatant, temps sec, je rentre d’une petite ballade avec Djebelle ma petite chienne. Et, brusquement, j’en ai ras le bol et la colère m’emplit toute. La place des Risso est libre, je gare ma voiture à cheval sur les deux emplacements et un peu en retrait ce qui ne permettra pas à Risso de garer sa voiture derrière la mienne, il gênerait les occupants à l’arrière.

Bien installée dans ma salle de séjour, Djebelle à mes côtés je lis. Un coup de sonnette impératif, me fait sortir de là et dans le vestibule, j’ouvre la porte sur une Mme Risso gonflée d’importance et d’amertume .     « Entrez, lui dis-je poliment, nous allons nous expliquer

– Pas question répond-elle dans des accents de colère et en voulant avoir le champ libre, même en me bousculant pour forcer l‘entrée, jeeeee »

Moi, jeeeee ferme la porte sur cette mégère qui disjoncte. Et j’entends alors un cortège de hurlements :    « Ça ne va pas se passer comme cela, vous êtes… Vous déranger tout le monde. Tout le monde vous dérange… (sic), vous allez tout de suite enlever votre voiture, sinon etc…»

Et les hurlements se succèdent. J’entends encore : « Avec Denis nous allons bousculer votre voiture, vous êtes ba la ba la ba la ba la. » Ce monologue agressif et coloré se poursuit un long moment, je reste totalement muette ce qui énerve davantage cette virago.

Les cris cessent, le bruit de l’ascenseur s’éloigne.

Quelques minutes plus tard, un coup de sonnette plus modeste. J’attends et dans le silence la voix de Mr Risso s’élève : « Voyons Madame, je comprends fort bien » fait-il entendre de son ton nasillard au lent débit

– Justement non, vous ne comprenez jamais rien »

J’écoute encore quelques instants ces personnes qui malgré tous leurs pouvoirs ont perdu tous leur droits sur la sécurité de leur voiture, les accents de Mme se mélangent à ceux de Mr et curieusement elle est plus retenue, plus réservée, les grossièretés ne sont plus de mise.

Mais j’en ai marre de ces pantins.

Alors, après avoir soigneusement refermé la porte de la salle de séjour, poussé davantage le son de ma radio, Djebelle sur mes genoux, je me replonge dans la lecture. Mon appart est par mes soins particulièrement insonorisé. Je n’entends plus rien.

Quand je reprends conscience du moment, je réalise que tout semble calmé, effectivement, porte ouverte il n’y a plus aucun bruit dans le vestibule.

A 20 h je sors Djebelle, je m’aperçois du dehors que toutes les pièces de l’appart des Risso sont largement éclairées aux yeux de tous, certaines fenêtres ouvertes, alors que le froid s’est intensifié, ils veillent tous sur leur chère voiture. A 23 H c’est toujours le même enluminement. Du jamais vu chez Risso qui ont l’habitude de vivre en vase clos.

En moi, je ressens une certaine satisfaction.

Le lendemain, ma voiture reprendra sa place habituelle. Ce que les Risso ont compris : c’est que la police d’abord ne peut leur être d’aucun secours dans ce parking privé et aussi je peux pratiquement chaque jour, répéter l’opération. Je sors à mes heures. Mr doit emprunter sa voiture tous les jours et à des heures précises.

Alors il trouvera une solution, il rangera sa voiture très près du pylône droit, me laissant une marge de déplacement. L’attaché case et les provisions trouveront leur place dans le coffre.

Les années suivantes se passeront sans incident notable entre les Risso et moi-même, je continue à saluer Mr qui répond toujours par un grognement mais il a un certain respect pour moi. Peut-être une certaine crainte, je suis la seule à avoir exprimé de face aux Risso ce qu’il était nécessaire de leur faire entendre, et j’ai la chance de ne pas avoir peur de Monsieur.

Mes cinquante premières années, je les ai vécues dans une petite rue de ce même quartier, les personnes âgées étaient respectées; jeunes ou moins jeunes leur rendaient service les parents y veillaient, pas besoin de réunir « le comité des fêtes » pour cela, aucune ne serait disparue isolée, par un été de canicule. Toutes les rues avoisinantes vivaient dans le même esprit de solidarité, nous nous connaissions tous.

Ca, c’était avant la déshumanisation des rues, des quartiers vidés de leurs petits commerces chassés par les hypers en tout, qui vous obligent à faire des kilomètres pour trouver les quatre vis dont vous avez besoin et que vous ne pouvez acquérir qu’avec leurs dizaines de sœurs jumelles

Jusqu’où va aller la démesure qui tue la vie des cités, des quartiers, les personnes âgées et aussi… notre jeunesse à qui bon nombre d’adultes, pas même les parents, n‘offrent plus en exemple les bases essentielles d‘une vie en communauté, le respect de l’AUTRE ?

CHARDON DE LILLE

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mardi 8 mai 2007

[75] ¤ QUE LA LUMIERE SOIT...

QUE  LA  LUMIERE  SOIT …

Il y a deux ans environ.

Nous sommes en 2005. Plus de lumière dans la cuisine, constat immédiat : le bouton électrique installé par moi en 2000, mal remonté en 2002 par un abruti, a cédé.

Achat à Casto, quand je suis disponible, du même bouton dans son enveloppe plastiquequiprenddelaplaceetenvahilespoubelles.

Dépouillé de son enveloppe, il apparaît idem en surface mais nouvelle formule interne.

Je réfléchis

L’employée de maison : ses promesses… et ses histoires.

: «  Ne vous faîtes pas de souci, mon beau-fils viendra vous l’installer, pas ce samedi mais le prochain »

Depuis toujours j’ai appris à me débrouiller seule et là où certains hommes pataugent, je peux souvent trouver une solution.

Mais pour ne pas froisser la dame pétrie de bonnes intentions, j’attends le beau-fils.

J’attends, j’attends…

Aucun écho du beau-fils. Lui ai-je posé quand même question sur ce passage promis. Je ne m’en souviens pas.
Un jour, presque deux ans après la proposition, la dame se décide d’emporter le bouton, son mari François va l’étudier et viendra dans quinze jours, un samedi matin…pour la pose.

La semaine suivante, le bouton réapparaît, le mari ne suit pas… Cette dame m’annonce qu’elle va divorcer, elle ne peut faire autrement étant donné sa situation. Ce serait mal venu de ma part de dire : « Et le bouton ? »

Très vite, le mot divorce n’est plus prononcé.

Peu de temps après, un mardi matin, jour de son passage, c’est par téléphone qu’elle m’annonce qu’elle arrête ses prestations (coûteuses mais peu éloquentes) chez moi, parce que, parce que… « vous acceptez que nous restions amies ? » interroge-t-elle inquiète ?

La véritable raison de son désistement, je la connais, elle aussi mais ignore que je sais.

Je reprends le bouton électrique dont j’ai compris la combinaison. Je vais enfin me l’installer, avant qu’une autre promesse ne me tombe dessus, me bloquant par délicatesse.

Impossible, le mécanisme est cassé…

J’ai des nouvelles de la dame par téléphone, j’écoute ses « histoires » puis, sans agressivité je lui demande pourquoi elle ne m’a pas prévenue de la casse. Elle rugit la dame : «  Si c’est ça, je vais vous payer le bouton… » Colère… qui monte, qui monte.

Gentiment, je l’assure que je n’attends pas ce geste, j’aurais aimé seulement qu’elle me prévienne.

Je peux me déplacer à Inno et par hasard, je trouve un bouton électrique apparemment identique. Achat. De retour chez moi, je m’y mets et dans le quart d’heure qui suit, voilà… le bouton est installé, la lumière fuse.

Elle ne sait pas encore la dame.

J’aimerais seulement qu’elle me rapporte les cinq verres en cristal « empruntés » dans mon buffet et aussi ma collection de montres anciennes, 1900, celles des dames en argent et mignonnes, aucune en état de marche.
La plus importante pour moi, celle de mon oncle François C., le nom est inscrit à l’intérieur. Il est décédé de tuberculose à l’âge de 20 ans.

Madame, elles étaient dans le tiroir interne de mon secrétaire, pour y accéder, il fallait vider la case centrale. Vous m’affirmerez qu’elles sont disparues par magie, je pense que vous avez le pouvoir de les faire réapparaître par magie.

Et vous qui lisez ces lignes, si vous découvrez dans les brocantes une montre ancienne à ce nom, pensez à moi. Merci.

Le bon côté de l’histoire : la facture d’électricité est un peu diminuée et comme j’ai appris deux hivers successifs à œuvrer dans la pénombre, je continuerai à faire des économies d’électricité. Je suis seule, les repas plateau devant la télé dans la salle de séjour, sont mon quotidien.

Faut toujours voir le verre à demi-plein.

Le passage de la plupart des employées de maison, là où il n’y a que des personnes âgées, est une véritable catastrophe POUR LES VIEUX et nous n’avons toujours pas de MINISTERE DE LA VIEILLESSE.

Vite, vite Monsieur DEROZIER, votre Observatoire de la maltraitance, sinon je risque de croire que vous devez avoir un lien de parenté avec la dame et ses histoires...

                                                           CHARDON de LILLE

Posté par gaby_djebelle à 16:32 - SERVICE D'AIDE A DOMICILE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 6 mai 2007

[74] ¤ SPASMOPHILES EN DECOMPENSE

SPASMOPHILIE

J’ai pas encore commencé mais j’ai pas fini de vous parler de la SPASMOPHILIE.

C’est pas CONTAGIEUX comme le SIDA hélas et heureusement, et y’a pas beaucoup de SPASMOPHILES EN DECOMPENSE. Parce que, comme pour les tuberculeux à Paris, il faudrait aller jusque sous les ponts leur faire avaler des tas de comprimés. Les SDF, y pourraient contaminer la planète entière, même les riches y passeraient… Pensez donc… sans les riches que deviendraient les pauvres…

Cependant quelqu’un a dit : « Les pauvres y font des chèques sans provisions et les riches, y font des provisions sans chèque ». Ca doit être Geluck, auteur B D « Le chat »

On le suivra pendant des mois le SDF tuberculeux (Entendu à la radio), on lui donnera pas un logement, ça c’est pour le maire de Paris et toutes les autres « grosses huiles »

Et ce sont elles le véritable danger de la planète. Alors on dit en essayant d’être indigné : « Le colonel Machin, le maire de…, le député Untel, même le président de la république, oui, oui, allez, ouste, en examen. » ( plus maintenant, il est protégé par SA loi) C’est vrai que tout le monde peut pas penser comme Dieu et s’intéresser à la petite brebis égarée, faut être réaliste. Ca rapporterait quoi et à qui ?

Vous laissez pas piéger. Faut bien qu’ils aient l’air de citoyens normaux… Mais comme y sortent au moins de l’ENA, anagramme ÂNE et entre âmes et ânes il n’y a qu’un jambage de différence…, ils en sortiront plus blanc que blanc. La lessive, on la trouve pas sur le marché.

Donc, pas de journée mondiale, d’infos, de récolte de fonds pour les spasmophiles qui ne sont que des simulateurs des hystériques, et tout n’est que pithiatisme… Non… Rien que le rejet ironique, méprisant des médecins toutes catégories, qui peuvent par ailleurs être de bons praticiens pour tous les autres patients. Rejet de l’entourage : « Tu nous ennuies, tu as toujours quelque chose ». La chance c’est d’être solitaire et seul.

Alors les Spasmophiles en Décompensé, Français ou autres, S.D.F. pas de la même catégorie et pas contagieux, c’est pas nécessaire de parler d’eux, de chercher à les soulager.

Il vaut bien mieux les laisser mourir tranquillement, comme cette jeune femme de mon quartier,

MERE DE 4 Enfants, S.D.F. depuis SEPT ANS, qui tout en souffrant terriblement n’existait plus, incapable d’aucun des actes de la vie courante, pas même ceux d’une petite vie. Le médecin, poussé par un tiers de mes connaissances, lui accordera une série d’IV Magnésium, et, incroyable, cette maman pour la première fois depuis 7 ans, l‘âge de sa dernière enfant, a pu aller à l’école Ste Anne, (là où j’ai bredouillé mes premiers B-A-BA en 33), chercher ses petites filles.

LA PREMIERE FOIS DEPUIS SEPT ANS…

Après… Après…

«  T’as vu comme c’est bon le magnésium ? Ca t’a fait vivre… Fini maintenant, tu nous pompes ». Il l’a pas dit comme ça le médecin, il l’a même pas pensé parce que la faculté apprend aux apprentis, même ceux soins palliatifs, qu’il faut se méfier du Spasmophile… Ne pas voir… Ne pas entendre… Ne pas penser… Les futurs médecins ne sont pas informés sur la spasmopohilie.

Alors la jeune maman, qui n’est même plus femme depuis si longtemps… redevient comme un légume mais elle souffre encore plus. Physique et Moral tout à la fois. Et en Août 97 ou 98, son médecin la met en observation à la clinique.

Résultats des examens : « Cancer du foie au stade terminal ». Huit jours après on l’enterre.

Mais auparavant, elle a pu dire à ce médecin :

« Je savais depuis un certain temps que j’avais autre chose et ça me faisait bien mal mais j’en avais assez de la Spasmophile, d’être sans vie et de tellement souffrir, que je ne vous en ai pas parlé, pas même à mon mari … »

BRAVO LA MEDECINE : OFFICIELLEMENT ELLE EST MORTE D’UN CANCER DU FOIE AU STADE TERMINAL

Qui peut dire le contraire ? MOI, ESPECE D’ENFOIRES… S.D.F. qui sait, il lui a fallu un énorme courage à cette maman. 

Pardon à ceux qui savent entendre et soulager même les spasmophiles. Je sais pas si une place leur est réservée à la droite du Père, je suis pas dans ses petits papiers mais ceux-là méritent toute mon admiration, ma reconnaissance. Ce sont des êtres humains.

MERCI POUR LES S.D.F.

CHARDON de LILLE

Posté par gaby_djebelle à 17:04 - MEDICAL - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 1 mai 2007

[73] ¤ OH, OH...

Dimanche je suis allée voter, rien que de très normal.Il était un peu plus de 8h.
A la sortie de l'immeuble, mpression immédiate d'étrangeté. Un calme plat...

Pas un chat dans les rues, les voitures bordent bien les trottoirs mais sans affolement, pas de voitures garées à demi
par- ci, à demi par- là, Je peux déposer la mienne presque à côté du bureau de vote, première rue à droite dans l'avenue de l'Europe juste au tournant, foyer des jeunes.

Personne, personne, portes fermées, stores baissés.
Curieux !!!

Les barrières de contrainte de la foule sont présentes. Mais aucun électeur. Rue déserte. Pas même un chat à qui m'adresser.

Ca me rappelle en mini, ce film américain après "tornade mondiale", un seul survivant arpentait les rues, désorienté.

"C'EST PAS POSSIBLE"

"Sortez de vos maisons, venez voter, ne laisser pas ces rues inanimées"

A la réflexion, je dois m'être trompée de rue... Reprenant ma voiture, je m'avance.
Et non, nous voici dans la rue de Rouges-Barres.
Retour à la case départ. Je sors encore de ma voiture. J'interpelle toutes les affiches plus ou moins grandes, qui foisonnent sur les murs. Je cherche le mot accroché à l'entrée qui m'informera de l'adresse utile... RIEN.

Et j'aperçois une toute petite affiche à l'effigie de Ségolène Royale : je peux lire 6 Mai...

Et oui, c'est Dimanche mais nous sommes seulement le 29 Avril.

Fameux poisson.

C'EST  CA  LA  DISTRACTION

                                                         CHARDON de LILLE


Posté par gaby_djebelle à 17:42 - DISTRACTION - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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