mémoire de chardon

attirer l'attention sur ce qu'a réaisé une simple instit, une assistante sociale sans titre au cours de sa vie professionnelle et donner une idée de son point de vue sur la vie et aussi la poli-tique

vendredi 20 avril 2007

[72] ¤ LE VIOL

SPASMOPHILIE (vécu)                31 Mai 2002

LE  VOL… ! … ? … ! EUH…  LE  VI… LE VOI… LE VIO… LE VIOL… OUAIS…

C’est grâce à elle que j’ai fêté deux fois mes 68 ans.

Elle était gynéco et je la rencontrais depuis tellement longtemps. 19, 20 ans.

Elle n’avait jamais eu la main légère mais elle était très efficace, énergique, solide.

C’était en Décembre. « Quel était mon âge ? » me demandait-elle. J’ai annoncé 69. En regardant sa fiche elle a dit : « Ah !... Ah mais non, vous ne les aurez qu’en Août…Mais… Mais non ce sera seulement 68. 29 et 68 ça fait bien 97… »

Alors j’ai fêté plus particulièrement mes 68 ans pour la seconde fois.Une année de rab…

Est-ce cette fois là ou à la consultation suivante qu’elle m’a parlé de son mari ?

Non, c’était bien avant, en 95. Depuis 94 1/2, je me débattais avec les généralistes.

A cause de mes ennuis, ils voulaient tous me donner des antidépresseurs et je ne les supportais pas, ils m’enlevaient le sommeil en me laissant très agitée intérieurement. La fatigue que je me payais… J’en avais liquidé trois depuis Juin 94. De bons médecins mais qui ignoraient la spasmophilie, moi aussi mais je n’étais pas médecin…

Donc en 95 elle m’a dit : « Pourquoi vous n’allez pas voir mon mari, il est généraliste ? » Bon…Si seulement elle m’avait informée qu’il avait toujours exercé la fonction de gériatre à la Cité. Un toubib enfermé pendant trop longtemps dans le giron de la mère Cité, c’est pas fait pour être généraliste… La Cité en avait lourdé pas mal, en surnombre disait l’état.

Elle ne m’avait pas dit non plus qu’il était plutôt cucu son mari, pas du tout son allant à elle. Et d’ailleurs il n’arrivait pas à se faire une clientèle, il n’y avait jamais personne dans sa salle d’attente. Ça c’est un signe. Jamais faire la queue.

Gentil mais cucu. Je m’en suis séparé. Et je me suis demandé comment elle le prendrait.

Je me suis dit que je pourrais évaluer par son acceptation ou son rejet, le seuil de son intelligence véritable, celle qui fait d’un homme un être humain.

Bien sûr elle ne m’a jamais dit : « Comment allez-vous ? », elle n’a jamais fait allusion à mon état, ma fatigue au cours des années de déprime. Ça m’aurait plu qu’elle me souhaite parfois « bon courage » quand je la quittais. Jamais. Elle était efficace dans sa partie, c’est beaucoup. Tout le monde peut pas verser dans la psychologie…

J’ai donc eu RDV après avoir quitté son mari. Elle s’est très bien comportée dans sa spécialité, comme d’habitude. Aucune allusion à ma coupure d’avec son mari. Bien, très bien. Et je peux dire qu’elle est intelligente

Et six mois après je dois y retourner. Ben oui, après un néo mammaire, faut surveiller.

Son accueil est froid, distant ce jour. Quand je lui explique que je n’ai pas continué à utiliser sa crème qui faisait surgir une inflammation du zizi, elle manifeste de la mauvaise humeur…

A l’examen des seins, des aisselles, elle fait toujours mal mais il paraît que c’est un mal nécessaire. Bon ça passe.

Ça y est, ça va être la partie intime, je reste confiante, j’assume très bien d’habitude.

Je crois qu’elle va introduire le spéculum du mieux qu’elle peut mais, je sursaute brutalement sous le coup d’une poussée horrible, réalisée de main de maître avec un objet qui n’a pas été annoncé et que la ruade a enfoncé dans mon champ intime. Je ne peux retenir une légère exclamation de douleur marquée d’étonnement.

Et commence le labourage de ce champ intime sans aucune précaution, elle qui a déjà la main si lourde.

Ça pique… Ca pique…Ça pique tellement trop… Au bout d’un certain temps j’arrive à lui demander pourquoi ça pique tellement, genre fer rouge sur une muqueuse.

D’une voix sauvage, méchante, agressive, elle répond que « le vagin est sec et que ce n’est pas le gel de l’échographie qui va le lubrifier »

Je me tais. Les larmes coulent d’elles mêmes sous la douleur. J'arriverai à les lui cacher.

Ça durera longtemps. Six minutes montre en main. Six minutes c’est tellement… sous la douleur, dans cette région inexplorée. Et l’objet doit être plus important que l’entrée du vagin.

En la quittant, j’ai marché dignement. Hors de sa vue, j’ai emprunté une marche de canard.

Je ne suis allée voir le généraliste qu’à la date du renouvellement de l’ordonnance, afin de ne pas l’obliger à dresser un constat en ne l’informant qu’ensuite de l’identité de l’auteur d’un tel acte. Au cours de la consultation, je lui ai raconté. De lui-même il m’a ordonné une pommade pour réduire l’inflammation… Il en est sorti des choses. Et il m’a bien dit de ne pas en être étonnée lors de la consultation suivante. Il avait donc bien entendu.

Ma délicatesse n’a servi à personne. J’aurai dû faire reconnaître ce viol traumatisant à plus d’un titre, sans égard pour les intéressés.

Ça va chercher combien une gynéco qui viole de la sorte une cliente ?

Parce que c’était un viol.

                                        CHARDON DE LILLE

Posté par gaby_djebelle à 18:55 - SPASMOPHILIE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


jeudi 19 avril 2007

[71] ¤ A CAROLINE ET LAURENCE

                                                                                  

Jeudi 19 Avril 2007

A  CAROLINE  ET  LAURENCE

DANS 3 JOURS …

Nous allons décider du sort de notre pays.

Caroline, Laurence, souvenez-vous de 2002

Devant le fiasco de 2002, quand je t’ai expliqué Laurence, que tout en étant très proche de certains partis : les écolos, Arlette, José, et d’autres, tellement plus authentiques, plus honnêtes, j’avais voté pour un parti plus étoffé, par crainte que l’éparpillement des voix ne nous mènent à ce fiasco, tu m’as demandé pourquoi je ne t’avais pas avertie.

Aujourd’hui je le fais donc.

S’il faut donner une certaine place à ces partis, il n’est pas possible de retrouver un autre « Chirac » à la tête du gouvernement,

la France est en train de sombrer.

La France.

Les 80 % qui refusaient Chirac au premier tour ce sont là les vrais Français.

Les 20 % complémentaires, détiennent le pouvoir par l’argent.

Il ne leur est nullement besoin d’être au gouvernement pour tenir les rênes du pouvoir.

De grâce, ne recommençons pas l’erreur de 2002.

Et votons en masse

                                                         CHARDON  de  LILLE

Posté par gaby_djebelle à 15:11 - POLI-TIQUE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 15 avril 2007

[70] ¤ CLOSTRIDIUM

                                                                                   Mardi 6 Février 2007

CLOSTRIDIUM

Ca résonne comme un hymne à la joie.
Ca éclate comme un feu d’artifice.

Alors qu’humblement, il devrait revêtir un air de «  pompes Funèbres »

Parce qu’il tue.

Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas été à l’ordre du jour. Je me disais bien qu’il ne pouvait avoir disparu du jour au lendemain
Le silence des médias ? !!! Tactique ?

HEUREUSEMENT  « 20  MINUTES »  NOUS INFORME

Si tous ceux qui fréquentent l’hôpital sont susceptibles d’y goûter, il est vrai que les victimes pour l’éternité ne sont que les vieux.

53 cas recensés dans le Nord Pas de Calais en un mois et demi, nous annonce 20 minutes ce matin ? «  Sans provoquer de nouveaux décès » précise-t-on…Hum… C’est ce qui est dit…

« Œdème aigu du poumon » cause officielle du décès de mon frère, la réalité, il était cirrhotique au dernier degré.

Tant que ces dames  arpenteront les couloirs d’hôpital en tenue rose impeccable, en poussant devant elles un chariot chargé de mille délices, pschitt pschitt par ci, pschitt pschitt par là, tous plus nocifs les uns que les autres pour l’atmosphère, tant que leur tenue resteront impeccclostridiumable tout au long de la journée, tant qu’elles caresseront d’un air pénétré, le sol des vestibules pendant de longs quarts d’heure avec la cireuse (faut bien gagner du temps sur le temps sans trop se fatiguer afin d’arriver à l’heure de sortie) faut pas croire que ces maladies nosocomiales marqueront du recul

La phrase rituelle de l’employée que vous accueillez pour la première fois, alors que vous la priez de passer au cabinet de toilette pour se mettre en habit de travail : « J’y suis, je ne me salis jamais »

Eh bé… comment faisions-nous quand nous devions faire le nettoyage ? Il était important de se vêtir de vieux habits ou de se protéger avec le tablier enveloppant. Parfois, pour certains travaux, il fallait se couvrir la tête. Un certain outillage était approprié : éponges, chiffons (de vieux draps en morceaux, de vieilles serviettes de toilette, ayant acquis à l’usure une douceur, et un pouvoir absorbant), l’eau de javel, le savon noir, les cristaux de soude, le pinceau nous était indispensable pour les coins inaccessibles. Seulement, il nous fallait aussi nous aplatir à même le sol pour aller rechercher les minous qui jouaient de mimétisme avec l’ombre des recoins.

Les travaux terminés, les résultats étaient satisfaisants. Ensuite il y avait le bain ou la douche.

Se mettre « à quatre pattes », la honte ?...et… aussi user «  D’HUILE DE COUDE…

Les dernières générations en manquent sérieusement puisque tout, tout, jusqu’au tournevis, est mécanique, électrique.

Que deviennent les muscles qui n’ont plus à fournir d’efforts ?

Ce 22 Septembre 2006, dans le petit encart sous la dame en rose et le chariot, il est notifié que le « CLOSTRIDIUM  DIFFICILE » se détruit à l’eau de Javel. Formidable.

Et non, déjà un labo lillois « Anios » vend un désinfectant alternatif.

« Trompette de pipe de sort » dirait mon père, ne peut-on se souvenir de l’utilisation très efficace de l’eau additionnée d’eau de Javel et de celle du grésil. L’odeur est là d’accord, mais si non seulement  « la saleté s’en va », bactéries et microbes sont détruits.

Qui va retrouver un peu de bon sens ?

                                                             CHARDON de LILLE

Posté par gaby_djebelle à 15:10 - MEDICAL - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 13 avril 2007

[69] ¤ CLOSTRIDIUM 2

CLOSTRIDIUM 2                                                                Mercredi 4 Avril 2007

Info télé matin

Santé. Dans un hôpital d’Abeville :

« Décés de 4 personnes âgées, (à voix presque inaudible et ce mot ne sera pas répété) le clostridium a fait son apparition. Cellule d’isolement pour les personnes touchées. »

Un médecin cherche à nous rassurer : « les personnes décédées venaient toutes d’un lieu public : maison de retraite, de convalescence ou après un séjour hospitalier, elles étaient très fragilisées par de multiples atteintes différentes. »

Ouais, mais si le clostridium n’était pas passé par là 

Les caisses de retraite et la sécu peuvent se réjouir.

450 cas de « décès » ou « décelés » ? dans le Nord- Pas de Calais depuis 2006.

« On tue les vieux » (à lire) et on continue à tuer les vieux

Ceux de la France d’en haut ou de celle d’en bas, ou bien c’est toutes races confondues ?

CHARDON de LILLE

Posté par gaby_djebelle à 20:58 - MEDICAL - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

[68] ¤ Je vous l'annonçais le 6 Mars

chirac_va_rendre_des_comptes

Cette info aurait dû vous parvenir le 16 Mars.

Parfois, il faut savoir attendre.

Je vous le disais bien chirac, nous vous attendons au tournant. Bientôt vous serez entre les mains de la justice mais jamais vous ne pourrez éteindre votre dette, dont vous n'avez et n'aurez jamais conscience hélas....

CHARDON de LILLE

Posté par gaby_djebelle à 17:42 - POLI-TIQUE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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